Marie Hall (1884-1956)

10 mars 2009 par Eli

marie-hall.jpgLa violoniste française Marie Hall (1884 - 1956), née Marie Pauline Hall à Newcastle upon Tyne (Angleterre), reçoit ses premières leçons de son père, harpiste dans l’orchestre de la Carl Rosa Opera Company. Elle étudie également auprès d’un professeur “local”, Hildegarde Werner. Enfant, Marie est transbahutée à travers  tout le pays avant que finalement, la famille ne  s’installe pour quelques années à Guarlford, un petit village près de Malvern.

Agée de neuf ans, Marie Hall est entendue par Émile Sauret, qui conseille à ses parents de l’envoyer à la Royal Academy of Music de Londres. Plutôt que de suivre cet avis éclairé, les parents de Marie confient son apprentissage musical à des pédagogues renommés, parmi lesquels on trouve Edward Elgar (en1894), August Wilhelmj (à Londres en 1896), Max Mossel (à Birmingham en 1898), ainsi que le professeur Kruse (en 1900, à Londres).

En 1901, sur la recommandation de Jan Kubelik, Marie Hall se rend à Prague pour étudier auprès de l’ancien maître de celui-ci, Otakar Ševcík. Elle y joue pour la première fois en novembre 1902, puis à Vienne en janvier 1903 et fait ses débuts à Londres le 16 février de cette même année, recueillant un franc succès dans chacun de ces lieux.

On se plaît à saluer la technique admirable de Marie Hall, certainement  attribuable à l’enseignement de Ševcík. Même si son apparence physique ne le laisse pas présager, elle s’est révélée une artiste particulièrement résistante, au point de s’engager dans de longues tournées ou réaliser des programmes exigeants sans accuser la moindre fatigue. Cette artiste est l’heureuse dédicataire de l’une des plus belles page du compositeur Ralph Vaughan Williams, The Lark Ascending, pièce dont elle donnera la première exécution publique en 1921 sous la direction d’Adrian Boult (au Queen’s Hall).

(d’après un article en anglais de wikipedia)

Son violon

Marie Hall a joué durant près de cinquante années le Stradivarius Viotti, qui à sa mort a été transmis par héritage à sa fille, Pauline Baring. Vendu en 1968 par l’intermédiaire de Sotheby’s, il devient alors la propriété de l’homme d’affaires Jack Harrison pour la somme record de vingt-deux mille livres sterling. Celui-ci le vend ensuite par l’intermédiaire de W. E. Hill & Sons en 1974, mais l’instrument est, une nouvelle fois, mis aux enchères chez Sotheby’s en 1988. Il atteint alors le nouveau prix record de quatre-cent soixante-treize mille livres sterling. L’acquéreur est le violoniste amateur brésilien, Geraldo Modern, qui, au bout de quelques années seulement, le revend à la Fondation ChiMei, son actuel propriétaire. Lire la vraie histoire du Stradivarius Viotti (à ne pas confondre avec celle inventée par Jean Diwo dans son livre “Moi, Milanollo, fils de Stradivarius”)

 

Ferdinand Ries - Perpetuum mobile pour violon et piano
Marie Hall, violon (1904)

A propos de la photo : Marie Hall et son Styradivarius Viotti (1709), une carte postale de 1905.
(source : New York Times)

Nigel Kennedy, un violoniste à plusieurs casquettes

9 décembre 2008 par Eli

Né le 28 décembre 1956,  le violoniste britannique Nigel Kennedy est très tôt remarqué par Yehudi Menuhin, qui finance ses études dans son école. Le parcours de Kennedy passera également par la Julliard School de New York (Dorothy DeLay). Enfin, multe récompenses courronnent la carrière  de ce talentueux musicien.

 

Ralph  Vaughan  Williams (1872 6 1958) - The  Lark  Ascending (extrait audio)
Nigel Kennedy, violon
Birmingham Symphony Orchestra - direction Simon Rattle

 

Quelle magnifique interprétation d’une œuvre injustement peu jouée ! Encore l’un des joyaux de notre patrimoine deuviolon à épingler. Et pourtant, le répertoire classique ne suffit semble-t-il pas à combler l’énorme appétit musical de Kennedy.  Dès lors, d’autres “styles” musicaux seront (brillamment) visités par l’artiste, qui se plaira tour à tour à composer, improviser… Cela n’est certes pas du goût de tous!

Le voici donc dans un tout autre registre…

Nigel Kennedy, violon
The Kroke Band
Extraits de “East Meets West”

Enfin, impossible de passer sous silence le portrait de l’artiste, diffusé sur France 2.

Portrait de Nigel Kennedy sur France 2
Reportage : A. Mostefa, B. Le Dref, R. Connelly, B. Biles, J. Olivieri

 

Plus d’infos
wikipedia.org - un bel article sur l’encyclopédie libre Wikipedia
nigelkennedy.com - le site réalisé par ses fans (non officiel)

Eugène Ysaye (1858 - 1931)

9 septembre 2008 par Eli

ysaye_04.jpg

Né à Liège le 16 juillet 1858, Eugène Ysaye a débuté le violon avec son père, avant de compléter sa formation auprès des grands maîtres Rodolphe Massart, Henri Vieuxtemps et Henryk Wieniawski.

 En 1878, il est engagé dans l’orchestre du Konzerthauz de Berlin et commence à se produire dans le grand répertoire concertant. C’est à ce moment aussi qu’il rencontre le grand violoniste austro-hongrois Joseph Joachim et la pianiste Clara Schumann.

 En 1883, il quitte Berlin pour Paris, où il devient proche de compositeurs tels que Camille Saint-Saens, Gabriel Fauré, César Franck, Vincent d’Indy et Ernest Chausson. En 1886, il devient professeur au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles ; c’est aussi l’année de son mariage avec Louise Bourdau.

 A partir de 1888, il assure à Bruxelles la direction musicale des concerts du Cercle des XX (plus tard rebaptisé La Libre Esthétique) et s’y produit à de nombreuses reprises (entre-autres avec son Quatuor Ysaye, avec Mathieu Crickboom violon II, Léon Van Hout alto et Joseph Jacob violoncelle). C’est encore l’occasion pour lui de croiser le chemin d’autres compositeurs importants, dont Guillaume Lekeu (belge) et Claude Debussy.

 En 1894 a lieu sa première tournée aux États-Unis, où il remporte un vif succès. De retour à Bruxelles, il fonde les Concerts Ysaye ; il y fait brillamment ses premiers pas de chef d’orchestre. En 1896, sa rencontre avec le pianiste Raoul Pugno sera déterminante : ensemble, ils formeront un duo dont la renommée ne sera vite plus à faire. D’autres contacts avec des interprètes réputés émailleront également ces années-là (Serge Rachmaninov, Pablo Casals, Fritz Kreisler, Feruccio Busoni,…).

 En 1908, il devient le professeur de violon de la Reine Élisabeth de Belgique et en 1912, Maître de Chapelle du Roi. Au début de la guerre, il s’installe à Londres et donne des concerts pour les réfugiés belges mais, très vite, revient à La Panne pour jouer sur le front.

 En 1918, il s’installe pour quatre années à Fort-Thomas et accepte le poste de directeur musical de l’orchestre de Cincinnati. De retour en Belgique, il reprend ses activités d’avant-guerre et compose en 1923 son chef d’œuvre, les Six Sonates pour violon seul op. 27 (imposées à tour de rôle lors de la session violon du Concours Musical International Reine Élisabeth).

 La fin de sa vie est essentiellement consacrée à ses activités pédagogiques. Après le décès de Louise en 1924, il épouse  Jeannette Dincin  (1927 - l’une de ses jeunes élèves), mais la fin de sa vie est minée par la maladie. Il trouve cependant la force d’achever son opéra (écrit en wallon)  Piére li Houyeu (”Pierre le mineur”).

 Le 12 mai 1931 s’achève, avec son décès, l’une des plus belles pages du violon belge. Il aura droit à des funérailles nationales et sera inhumé au cimetière d’Ixelles.

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La sonate de César Franck

Offerte le 28 septembre 1886 à Eugène Ysaye en cadeau de mariage, elle sera créée officiellement le 16 décembre 1886 au Cercle Artistique (Bruxelles). Ysaye y est accompagné par Marie Léontine Bordes-Pène.

Extrait sonore : premier mouvement
Yehudi Menuhin (violon) - Hepzibah Menuhin (piano)

Plus d’infos
ysaye.kbr.be
- site réalisé d’après les archives de la Bibliothèque Royale de Belgique