Marie Hall (1884-1956)
La violoniste française Marie Hall (1884 - 1956), née Marie Pauline Hall à Newcastle upon Tyne (Angleterre), reçoit ses premières leçons de son père, harpiste dans l’orchestre de la Carl Rosa Opera Company. Elle étudie également auprès d’un professeur “local”, Hildegarde Werner. Enfant, Marie est transbahutée à travers tout le pays avant que finalement, la famille ne s’installe pour quelques années à Guarlford, un petit village près de Malvern.
Agée de neuf ans, Marie Hall est entendue par Émile Sauret, qui conseille à ses parents de l’envoyer à la Royal Academy of Music de Londres. Plutôt que de suivre cet avis éclairé, les parents de Marie confient son apprentissage musical à des pédagogues renommés, parmi lesquels on trouve Edward Elgar (en1894), August Wilhelmj (à Londres en 1896), Max Mossel (à Birmingham en 1898), ainsi que le professeur Kruse (en 1900, à Londres).
En 1901, sur la recommandation de Jan Kubelik, Marie Hall se rend à Prague pour étudier auprès de l’ancien maître de celui-ci, Otakar Ševcík. Elle y joue pour la première fois en novembre 1902, puis à Vienne en janvier 1903 et fait ses débuts à Londres le 16 février de cette même année, recueillant un franc succès dans chacun de ces lieux.
On se plaît à saluer la technique admirable de Marie Hall, certainement attribuable à l’enseignement de Ševcík. Même si son apparence physique ne le laisse pas présager, elle s’est révélée une artiste particulièrement résistante, au point de s’engager dans de longues tournées ou réaliser des programmes exigeants sans accuser la moindre fatigue. Cette artiste est l’heureuse dédicataire de l’une des plus belles page du compositeur Ralph Vaughan Williams, The Lark Ascending, pièce dont elle donnera la première exécution publique en 1921 sous la direction d’Adrian Boult (au Queen’s Hall).
(d’après un article en anglais de wikipedia)
Son violon
Marie Hall a joué durant près de cinquante années le Stradivarius Viotti, qui à sa mort a été transmis par héritage à sa fille, Pauline Baring. Vendu en 1968 par l’intermédiaire de Sotheby’s, il devient alors la propriété de l’homme d’affaires Jack Harrison pour la somme record de vingt-deux mille livres sterling. Celui-ci le vend ensuite par l’intermédiaire de W. E. Hill & Sons en 1974, mais l’instrument est, une nouvelle fois, mis aux enchères chez Sotheby’s en 1988. Il atteint alors le nouveau prix record de quatre-cent soixante-treize mille livres sterling. L’acquéreur est le violoniste amateur brésilien, Geraldo Modern, qui, au bout de quelques années seulement, le revend à la Fondation ChiMei, son actuel propriétaire. Lire la vraie histoire du Stradivarius Viotti (à ne pas confondre avec celle inventée par Jean Diwo dans son livre “Moi, Milanollo, fils de Stradivarius”)
Ferdinand Ries - Perpetuum mobile pour violon et piano
Marie Hall, violon (1904)
A propos de la photo : Marie Hall et son Styradivarius Viotti (1709), une carte postale de 1905.
(source : New York Times)
