La lutherie : mythe ou réalité

17 mai 2009 par Eli

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L’atelier de lutherie d’André Theunis

 

Cette semaine sur Musiq3 (du lundi 18 au vendredi 22 mai), cinq émissions spéciales seront consacrées à la lutherie de 11h à midi : Elsa de Lacerda et Isis Gunzburger vous proposeront de découvrir le sujet à travers de très nombreux témoignages et points de vues.

 

Les reportages tourneront autour des sujets suivants :

- Quels étaient les secrets des grands luthiers italiens du 18ème siècle ?
- Leurs violons sonnent-ils mieux que les violons fabriqués aujourd’hui ?
- Pourquoi un Stradivarius vaut-il aujourd’hui près de deux millions d’euro ?
- Existe-t-il aujourd’hui des luthiers de la trempe d’Antonio Stradivarius ?
- Qu’en est-il de la problématique des jeunes musiciens aujourd’hui en difficulté pour acquérir un instrument de grande qualité ? (aide des mécènes, fondations, etc. )

Les Evangélistes

27 avril 2009 par Eli

Le tout jeune Quatuor Modigliani a l’immense privilège de jouer sur un Quatuor d’instruments prénommé les “Evangelistes”, conçu en 1863 par Jean-Baptiste Vuillaume, sur le modèle du mythique “Messie” de Stradivarius. Les quatre instruments sortent du même bois et chacun d’eux porte le nom de l’un des quatre évangélistes, gravé sur sa table d’harmonie ainsi qu’un cordier sculpté à l’effigie de son patron : St Jean, pour le premier violon, St Marc, pour le second violon, St Mathieu, pour l’alto et St Luc, pour le violoncelle (Malheureusement, on ne peut apprécier ces accessoires, car pour supporter les contraintes de montage moderne, les cordiers originaux ont dû être remplacés).

En musique, cela donne ceci…

Une des pages de Joseph Haydn qui me touche le plus… Le Quatuor “Lever de Soleil” op.76n°4, second mouvement Adagio. Une version magnifique, qualité exceptionnelle d’une formation qui mérite largement les instruments inestimables qui lui ont été légués. La relève du Quatuor Alban Berg ? Le 21 juillet 2009 à l’Eté mosan (Namur), voilà de quoi  s’offrir  une vraie fête nationale !

Plus d’infos
www.modiglianiquartet.com/evangelistes - page consacrée aux instruments sur le site du quatuor Modigliani

Du pernambouc pour votre archet ?

2 mars 2009 par Eli

Sur le site de l’archetière Nelly Poidevin, vous découvrirez un très intéressant parallèle entre les archets anciens qu’elle façonne et l’iconographie de l’époque.

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< Judith Leyster (1610 - 1660)
Jeune garçon jouant de la flûte

 

Archet à cabochon

archet-renaissance.jpg(agrandir)

 

A partir de ce tableau, N. Poidevin à conçu cet archet à cabochon (fin XVIème - début XVIIème siècle). La baguette est en amourette (bois européen). Son poids  est d’environ 45-50g.

En effet, les archets ont connu une évolution dans leur forme au cours du temps, pour aboutir aujourd’hui à une construction relativement homogène. En ce XXIème siècle, un archet est dorénavant en pernambouc, un bois précieux et exotique, qui pousse au nord-est du Brésil.

Cette pratique a été introduite par François Tourte dès 1775. Malheureusement, le 13 juin 2007, cette essence de bois a été classée Espèce en voie de disparition par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Le nom de bois-brésil lui a été donné en raison de la teinture utilisée dans l’industrie textile, rouge comme la braise, qu’on en extrayait. Le commerce du bois-brésil exporté vers l’Europe a été l’une des premières activités économiques de ce pays. Et c’est cet arbre, très abondant dans certaines contrées littorales, qui a valu au pays son nom de Brésil. Le bois-brésil est l’arbre national du Brésil.
(source : wikipedia)

Etonnamment, Nelly Poidevin n’était pas prédestinée a concevoir des archets anciens. Cette passion, doublée d’un savoir-faire nourri de curiosité et reflexion, est née d’une allergie au pernambouc ! Une reconversion plutôt réussie, puisque les archets anciens n’étaient pas en pernambouc…
Mais peut-être également un oeil averti tourné vers l’avenir : comment concevoir des archets modernes tout en protégeant une espèce en danger… Alternative probante que ce retour à l’utilisation de bois locaux ? A essayer…

En tous cas, l’archetière bouscule la tradition, comme en témoigne cet article paru sur le site letelegramme.com. Elle attire aussi ma curiosité et je tâcherai donc de me souvenir de l’adresse, (18 rue François Luzel) si mon chemin passe par Dinan (22100).

Plus d’infos
www.archets-poidevin.com
- Le site internet de l’archetière Nelly Poidevin (et source des images)

Le secret de Stradivarius ? le borax

30 janvier 2009 par Eli

nagyvary.jpgAprès les études du Professeur Francis Schwarze sur le traitement de l’érable du violon au champignon lignicole Xylaria longipes, voici un nouveau postulat, du Dr. Joseph Nagyvary (à la Texas A&M University), qui après une trentaine d’années de recherche a levé (pense-t-il) le mystère des stradivarius. Pour ce faire, il a brûlé des fragment de bois traités par le luthier (il y a quatre siècles) pour en analyser la composition chimique. Et la conclusion : le son si merveilleux des Stradivarius résulterait du traitement vermifuge du bois au borax (sel alcalin utilisé comme nettoyant ou comme antiseptique).

Deux points qui peuvent orienter votre regard sur cette découverte :
- Les recherches de Mr. Nagyvary ont été subsidiées par la American Chemical Society.
- Aujourd’hui, Mr. Nagyvary construit et vend des violons.

Sources
www.nagyvaryviolins.com - site du Dr. Nagyvary

Testez vos connaissances ! Les parties du violon

9 janvier 2009 par Eli

Un petit coup de pouce, pour ceux qui connaissent l’anglais…

violon.jpgUn violon écartelé !

Sur le schéma ci-dessus, les termes sont en anglais… Une petite traduction s’imposait, pour les francophiles… (par ordre alphabétique)

Les différentes parties du violon
Back : le dos
Bass bar : la barre d’harmonie
Bottom block : le tasseau avant ou tasseau du bas
Bridge : le chevalet
C-bout : l’éclisse des cc, ou l’échancrure
Corner : le coin
Corner block : le bloc de coin
Endpin : le bouton
F-hole : les ouïes ou ff
Fingerboard : la touche
Front : la table
Lining : la contre-éclisse
Neck : le manche
Nut : le sillet du haut
Peg : la cheville
Pegbox : le cheviller
Peghole : le trou de cheville
Purfling : le filet
Rib : l’éclisse
Saddle : le sillet du bas
Scroll : la volute (ou le coquillon) ou la tête
Soundpost : l’âme
Tailgut : l’attache-cordier
Tailpiece : le cordier
Tailpiece fret : la faîte du cordier
Top block with mitre for neck : tasseau du haut et enclave du manche

Source de l’image : Pauline Mabille et Emmeline Ward

Choisir son violon

3 décembre 2008 par Eli

Voici une annonce trouvée sur internet (Violon - acheter moins cher avec Le Guide.net)


Violon: VIOLON DIMAVERY 4 / 4 Livré dans un étui de protection et de transport, ce violon pour debutant dispose d’une finition de qualité. Livré avec … Disponibilité : 10 jours. En vente sur Pearl Diffusion

La question qui tue : combien coûte-t-il ? 49,90 €
Noooooooooooooooooooooooooooooooooon !

Simplement pour se faire une idée, 49,90 euros, c’est à peu près le prix d’un remèchage de par chez nous (remèchage = changer les crins de l’archet). Il faut forcément qu’il y ait une différence de qualité… Donc dans le cas présent, la mention “finition de qualité” est plutôt trompeuse.

A quoi reconnaît-on une “finition” de qualité lorsque l’on n’a pas un œil expert ?…
Question de bon sens !


Faites donc le compte :

Pour construire un violon, il faut un certain nombre de matériaux (différents bois, vernis, …) et accessoires (cordes, chevilles, chevalet, mentonnière, …). Il faut aussi compter la main d’œuvre (qualifiée ou non) pour assembler et monter l’instrument.
Ensuite, vous avez également un archet livré avec l’instrument (et de nouveau, bois, crins, accessoires et main d’oeuvre).
Enfin, l’étui assurera la protection de l’instrument lorsque celui-ci n’est pas utilisé ou lors de son transport (également matériau, main d’oeuvre).
Et souvent, vous revecez en prime une “colophane“.

Cela coûterait, dans une finition de qualité, la modique somme de 49,90 euros ? Si tel est le cas, nous achetons alors bien cher un “bête” pantalon !

Difficile à croire donc, même en imaginant les pires conditions de travail des ouvriers (car on ne parle pas de “luthier” dans un cas pareil)  et le prix du transport, ainsi que la commission du revendeur…

Cela prouve donc qu’il ne s’agit certainement pas d’un instrument de qualité. (et qu’il ne mérite donc pas ses 4 étoiles!)

Pour réflexion, l’économie réalisée lors de l’achat sera donc au détriment de l’instrument, et donc de la motivation de l’utilisateur. Craignant d’acheter un violon “cher” pour un enfant qui risque de se décourager, n’achetez pas un instrument à bas prix, vous allez forcément le décourager (j’ai un certain nombre de ces violons dans ma classe et la différence de sonorité est plus que marquante). N’oubliez pas que les instruments peuvent toujours se revendre d’occasion.

 

Ci-dessous, un article alarmant, paru dans Le Matin (Suisse). 13/06/2008 BORDEAUX (AFP)

Des violons chinois à 15 euros: les luthiers français appellent à résister

James Wang, homme d’affaires de Chengdu (Chine), essaie un violon dans un magasin à Pékin

“Sur internet, vous trouvez des violons à 15 euros: c’est moins cher qu’un jeu de cordes!”, soupire Gilles Braem, un luthier bordelais qui mise sur l’excellence et la pédagogie pour résister à la concurrence des violons chinois, moins chers et de plus en plus performants.

Devant les violons exposés au Grand-Théâtre de Bordeaux, où se tiendra samedi le Congrès annuel du Groupe des luthiers et archetiers d’art français (Glaaf), l’artisan préfère en sourire: “Avec des violons à 15 euros, ce qui coûte le plus cher, c’est l’abat-jour pour pouvoir le mettre sur sa table de nuit… On ne parle plus de violon mais d’objet ressemblant à un violon!”.

“Il s’en vend malheureusement beaucoup, certains acheteurs ayant le sentiment de faire une bonne affaire. Acheter bon marché, ça revient toutefois cher quand c’est du jetable”, remarque-t-il.

“Les prix peuvent créer une incitation pour les débutants, mais si vous jouez sur un instrument de piètre qualité, vous allez vous décourager”, note aussi Loïck Soulas, délégué de la Chambre syndicale de la facture instrumentale (CSFI), qui chapeaute les 300 à 350 ateliers français de lutherie.

Un violon chinois peut toutefois en cacher un autre. Derrière les produits bas de gamme fabriqués à la chaîne arrivent en effet de plus en plus de violons d’étude de bien meilleure qualité. Des instruments pour débutants proposés à partir de 500 euros - après révision par un luthier - contre près de 1.000 euros pour un équivalent français.

“Sur le créneau des entrées de gamme pour violons d’étude, ils sont devenus quasiment imbattables”, reconnaît Gilles Braem, qui vend lui-même parfois des produits chinois à des élèves après avoir changé quelques pièces au passage.

Une progression globale des violons chinois confirmée par Pascal Camurat, président du Glaaf exerçant à Montpellier: “Sur la quantité, il y a forcément des artisans chinois qui émergent et qui arrivent à des qualités se rapprochant de ce que nous pouvons faire, et à des prix moindres”, reconnaît-il.

Faute d’étude chiffrée, actuellement en cours selon la CSFI, aucune donnée ne permet de mesurer précisément la part occupée par les instruments chinois en France.

“Pas de pessimisme!”, s’exclame le luthier héraultais. “Cette concurrence nous pousse à être meilleurs pour nous démarquer, notamment en nous appuyant sur la tradition et le savoir-faire français comme vecteur d’amélioration. Ce n’est pas gagné, bien sûr, mais je crois vraiment que le niveau moyen des luthiers français ne cesse encore de s’améliorer”, estime-t-il.

Le Girondin Gilles Braem met quant à lui l’accent sur l’importance des “échanges” avec les clients. “C’est en informant les gens qu’on restaurera une bonne consommation, pas en demandant des subventions”, explique-t-il. Un contact direct indispensable, selon lui, pour “faire écouter” la différence.

 

Source
lematin.ch - site d’information Le Matin

Le point G du violon

24 novembre 2008 par Eli

Ce matin, je me suis rendue chez mon luthier, André Theunis. Et comme toujours, ce moment privilégié se révéla être riche en enseignements. Et parmi ceux-ci, l’hypothèse qu’il émet concernant le point “G” du violon (G comme Guarnerius, ou Gravité, ou encore comme sons Graves).

Une pyramide surgie du désert ? Il faut essayer les choses pour les comprendre… C’est donc ce qu’il a fait ! Et j’ai pu admirer l’instrument qui illustre, documente et étudie ce phénomène.

A lire pour comprendre : l’article du luthier André Theunis concernant le point ” G ” du violon, paru sur son site “http://www.violons.eu“.

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Schéma du point G du violon ?

 

1_euro_italy.jpgSource
violons.eu - site du luthier André Theunis

A revisiter
L’homme de Vitruve ou Étude de proportions du corps humain selon Vitruve, croquis réalisé par Léonard de Vinci aux alentours de 1492

Des biolons ? une jolie farfelutherie

22 novembre 2008 par Eli

Les biolons ne sont pas, comme on pourrait le penser au premier abord, des violons dégradables, recyclables ou d’éco-consommation. Ils s’agit plutôt de violons bidons à 2 cordes ou plus !

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Ci-dessus, quelques modèles plus évolués…
Le biolon est au départ un violon-bidon à deux cordes : caisse de résonance en boite métallique, manche en PVC, archet en PVC et fil de nylon. Et ça marche !

 

biolon1.jpgSources
lamaisonduviolon.com - site de la maison du violon

On y trouve un peu de tout : une Salle d’Expositions, un Labo d’Ethnomusicologie, un Atelier de Lutherie, une Bibliothèque, une Salle de Spectacle, une Salle de Formation …

Bonne visite sur ce site !

Le Stradivarius “Lipinski” de retour sur scène

7 novembre 2008 par Eli

strad_lipinski.pngFrank Almond, concertmaster du Milwaukee Symphony Orchestra, est l’heureux violoniste qui joue depuis peu le fameux Stradivarius “Lipinski”. Ce violon, qui n’a plus été entendu du public depuis plus de vingt ans, vient d’être redécouvert  à Milwaukee (Wisconsin).

[ A l’heure actuelle, il reste moins de 700 instruments d’Antonio Stradivari (1644-1737), instruments très prisés en raison de leur artisanat, leur signification historique, leur puissance acoustique et leur clarté sonore. ]

Le Stradivarius “Lipinski” a été construit en 1715 à Crémone (Italie) au cours de “l’âge d’or” de Stradivarius (entre 1700 et 1720). Il tient son nom du célèbre violoniste du 19e siècle Karol Lipinski (un élève de Niccolo Paganini), qui fut propriétaire de l’instrument jusqu’à sa mort en 1861.

 

“1715 est l’épicentre absolu de la meilleure production de l’atelier Stradivari”, explique Stefan Hersh, président de Darnton et Hersh. “Bien que tous les instruments du grand maître Antonio Stradivarius soient magnifiques, les violons construits d’après un moule large (comme le Lipinski),  sont généralement considérés comme  ceux au son le plus héroïque. Le Stradivarius “Lipinski” est donc l’un de ces exemplaires les plus prisés des Strads (il a une facture exceptionnelle, un son énorme combiné à une large palette de couleurs sonores).”

L’histoire des premières années de vie de l’instrument demeure incertaine. Le premier propriétaire connu  semble avoir été le violoniste et compositeur italien Giuseppe Tartini (1692-1770).
En 1962, le Lipinski est vendu à Richard Anschuetz, un pianiste de New York, qui l’offre à sa femme, la violoniste prodige Evi Liivak (estonienne), avec laquelle il se produit en concert (depuis les années 40 jusqu’à la fin des années 1980). Depuis lors, le violon n’a pas été entendu en public…
Fin avril 2008, le propriétaire actuel du Lipinski (qui désire rester anonyme) contacte Frank Almond par e-mail afin d’être conseillé dans l’estimation et la vente éventuelle de l’instrument. Almond est curieux, sachant que cet instrument a «disparu» depuis un certain temps déjà. Il contacte Hersh et  examine entre-temps avec le propriétaire du violon  les documents associés à l’instrument (de Mr. Anschuetz et Mme Liivak). Il  rencontre ensuite le propriétaire de l’instrument en compagnie de Hersh pour examiner l’état du violon et confirmer son authenticité.

Après quelques ajustements mineurs, l’instrument est prêt pour le concert (le propriétaire du Lipinski a généreusement prêté l’instrument à Almond). Il pourra être entendu lors de la saison du 50e anniversaire du Milwaukee Symphony Orchestra. Almond s’est produit pour la première fois avec l’instrument au cours du concert de gala donné par Itzhak Perlman avec l’OSM (le 18 septembre dernier). Il apparaîtra au premier plan les 1 & 2 mai 2009 lorsqu’Almond jouera le  Concerto pour violon n° 1 en sol mineur de Max Bruch avec le chef d’orchestre Andreas Delfs (et le Milwaukee Symphony Orchestra).

 

 

“Il m’est impossible d’exprimer la gratitude que je ressens à être abilité à jouer ce violon extraordinaire, en particulier compte tenu de son pédigrée”, explique Frank Almond. “Je suis toujours étonné de la façon dont s’est déroulée cette histoire, un véritable conte Red Violin, sauf qu’ici tout est vrai.”

 

Sources
mso.org - site du MSO (Milwaukee Symphony Orchestra)

Un Sartory dédicacé

28 septembre 2008 par Eli

Lors de la vente aux enchères de l’Hôtel des ventes de Vichy (dédiée à la lutherie) qui s’est déroulée les 4, 5 et 6 décembre 2007, cet archet de violon signé par Eugène Sartory, dédicacé par la Reine Elisabeth de Belgique à son maître de musique, a été adjugé 50.400 € (frais compris).  C’est un record mondial pour un archet de violon signé Sartory.

sartory.jpg

Lot 300 - Archet de violon de Eugène SARTORY, signé
dédicacé par la Reine Elisabeth de Belgique à son cher Maître Eugène Ysaÿe, daté 24 décembre 1929, monté écaille et or.
Poids : 62,5g. Très bon état.
Accompagné d’une lettre du service de la reine,
Palais de Bruxelles, datée du 21 Novembre 1929
Estimation : 30.000/35.000 € - Adjugé 50.400 €

A visionner…
interencheres.tv - vidéo consacrée à cet archet Sartory : l’archetier Jean-François Raffin y présente cette pièce et explique comment Sartory a inventé l’archet moderne.

Certains ont sans doute pu admirer cet archet lors de l’exposition “Eugène Ysaye, 1858 - 2008 ” qui s’est tenue à la Bibliothèque Royale de Bruxelles (16 mai 2008 - 23 août 2008).

Sources
interencheres.com - site
ysaye.kbr.be
- site de l’exposition Eugène Ysaye 1858-2008