Conservamus

24 septembre 2009 par Eli

Aux dernières nouvelles, il paraît qu’une partie du mur du bureau du directeur du Conservatoire Royal de Bruxelles (rue de la Régence) s’est écroulé et qu’ils ont dû fermer une partie du bâtiment hier ! Des péripéties assez communes ,finalement, entre les fenêtres fissurées et le désamiantage des caves…

Conservamus, à savoir CONSERVA(torium) MUS(ica), voici le doux nom d’une asbl qui s’est constituée le 21 mars 2007, tente de débloquer la situation déplorable dans laquelle croupit cette institution nationale, vouée à une utilisation bi-régionale et donc soumise à des subsidiations des deux communautés (française et flamande de Belgique, voilà qui ne rend pas les choses simples). Le 29 octobre prochain, une fête sera d’ailleurs organisée dans le Conservatoire à l’occasion du début du projet de rénovation, initié par l’asbl Conservamus et financé par une association du publique-privé, “une société anonyme de droit public avec des objectifs sociaux”, à hauteur de 40,5 millions d’euros (à force de laisser pourrir les choses…). N’hésitez donc pas à soutenir ce projet.

L’association conservamus a pour but de promouvoir, d’encourager et d’assurer la sauvegarde, l’entretien, la conservation, la restauration et la mise en valeur du monument, du site et de l’ensemble architectural que constitue le Conservatoire Royal de Bruxelles – het Koninklijk Conservatorium van Brussel, situé dans l’axe de la rue de la Régence, du Petit Sablon et de la rue aux Laines à 1000 Bruxelles, lequel abrite, entre autres, la salle de concerts et la bibliothèque du Conservatoire, et de sensibiliser le public à la nécessité de conserver l’ensemble immobilier précité ainsi que les collections, les espaces et les institutions patrimoniales et culturelles qu’il abrite, pour les générations futures.

Le bâtiment du Conservatoire Royal, sis 30 rue de la Régence, abrite les locaux de notre enseignement musical francophone et flamand dans la capitale (européenne). Il est d’une grande valeur, tant architecturale qu’historique, comme en atteste le document suivant : http://www.conservamus.be/geb_hist.html

Aussi, si vous souhaitez, tout comme moi, faire part de votre étonnement ou de votre désapprobation quant à l’état dans lequel est laissé notre Conservatoire, signez cette pétition :
http://www.petitiononline.com/KCBCRB02/petition.html

Voici la Grande Salle du Conservatoire, où nos étudiants musiciens font leur premières planches artistiques, mais c’est également un endroit fort couru en musique classique, puisqu’une saison de concerts assez fournie y est organisée (cette salle se prêtant admirablement à l’intimité des concerts de musique de chambre). Le Concours Musicale (international) Reine Élisabeth y accueille également les préliminaires et demi-finale de ses sélections.

grande-salle.jpg

Les panneaux de ton beige, placés sur les côtés de la scène, n’ont d’autre objectif que de camoufler l’état pitoyable des murs. Quant aux balcons, …le troisième étage (le pigeonnier, comme on l’appelle) est définitivement fermé (trop dangereux!).

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Plus d’infos
conservamus.be
- site de l’asbl Conservamus
conservatoire.be - site du Conservatoire Royal de Bruxelles, École Supérieure des Arts
kcb.be - site du Koninklijk Conservatorium van Brussel

Je ne comprends pas

22 septembre 2009 par Eli

rawitz.jpgDans la nuit du 29-30 août 2006, deux sauvages massacraient Benjamin Rawitz, ce merveilleux pianiste au coeur d’or. Un meurtre d’une violence incroyable (la victime ayant été tabassée à mort, son visage ayant été rendu méconnaissable)…

Voici le rappel des faits : dhnet.be/infos et dhnet.be/infos

Je ne comprends pas pourquoi… ce tragique épisode, considéré sans doute comme un simple “fait-divers”, ne justifiait pas un enfermement et un encadrement adapté des auteurs des faits ?

Placé dans une IPPJ, puisqu’il était mineur lors du meurtre de Beny (où en est l’enquête d’aileurs?  quel jugement a été rendu dans cette “affaire” ?),  l’un des tueurs bénéficie de sorties non encadrées trois ans plus tard ! (quid de son complice, je n’en sais rien)

Quand on pense à la sauvagerie du meurtre de B.Rawitz, comment peut-on affirmer que ce jeune puisse être “guéri” trois ans plus tard et le relâcher dans nos rues ?

Le résultat (il y a gros à parier…) à ce jour : le tueur a de nouveau frappé, trois victimes supplémentaires, à savoir son ex-copine, sa fille et la grand-mère…
www.rtlinfo.be/info

Je ne comprends pas…
Qui a diagnostiqué ce jeune comme totalement guéri et inoffensif ?
(Quant à la question de savoir s’il a été suffisamment puni pour son acte crapuleux …)
Qui a autorisé sa sortie, sans aucune surveillance (dans le cadre d’un projet pédagogique?) ?

Les psychologues, les éducateurs et le juge de la jeunesse avaient donné leur autorisation à cette sortie destinée à retisser les liens familiaux”rtlinfo.be/info
Mais on lit plus loin que “Seule une IPPJ peut accorder une autorisation de sortie dans le cadre du projet pédagogique du mineur. Le juge de la Jeunesse ne peut intervenir dans cette décision“, a expliqué la substitut du procureur du Roi Estelle Arpigny, porte-parole au parquet. rtlinfo.be/info

 

A moins que tout cela ne soit qu’un amalgame de fausses informations divulguées par les médias (RTBF, Judaïca, Le soir, RTL, etc.) ?

 

Pour apaiser les esprits, voici quelques extraits sonores (Benjamin Rawitz, piano - Janos Mate, violon), disponibles ici : www.plattenladen.com/product_info.php

Merci Beny pour tout ce que tu as transmis, musicalement et humainement, à bon nombre d’entre nous, diamétralement à l’opposé de ceux qui t’ont enlevé la vie, vraiment sans cœur, dépourvu de toute humanité.

Source de l’image, page consacrée à l’artiste : www.farao-classics.de

Hahn-Bin à la Une

2 septembre 2009 par Eli

On connaissait déjà Hilary Hahn, voici à présent Hahn-Bin, un violoniste coréen prometteur, mais visiblement assez distrait. En effet, ce protégé d’Itzhak Perlman  vient de gagner en 2008-09 le premier prix (Peter Marino Debut Prize)  des “Young Concert Artists International Auditions”, et fera ses débuts cet automne au Carnegie’s Zankel Hall de New York (dans le cadre de la série des Young Concert Artists) ainsi qu’au Kennedy Center’s Terrace Theater de Washington.

Mais si Hahn-Bin fait la Une des médias en ce moment, c’est qu’il a récemment oublié son violon (un Giovanni Francesco Pressenda) dans le taxi qui le ramenait à son domicile New Yorkais. Et oui, il n’y a pas que les Stradivarius qui valent une  petite fortune : lorsque le violoniste a immédiatement contacté la police pour leur indiquer la perte de cet instrument d’une valeur de 500.000 $, on lui a répondu “vous voulez dire plutôt un violon de 500 $” !

Comment en arrive-t-on à une distraction aussi incroyable ?

Certes pas unique (ajouterait-il de l’eau au moulin, des “les artistes sont si distraits”), le cas de ce violoniste est tout à fait compréhensible, même s’il reste étonnant. Voici les circonstances entourant cette histoire :

Après avoir donné un concert le dimanche dans les Hamptons, Han-Bin pris un bus jusqu’à Lincoln Center  et de là un taxi jusqu’à son appartement de Chinatown, y arrivant le lundi à 12h40, exténué. Ce n’est qu’après avoir pris sa douche, qu’il remarqua son oubli et appela alors son professeur, puis le 311. Heureusement, il ne fallut qu’une douzaine d’heures pour que le violoniste et l’instrument soient réunis, grâce à la technologie GPS ! En récompense de ces retrouvailles rapides, il offrira prochainement un concert à Dalbir Singh, le chauffeur de taxi !!! (Hahn-Bin avait également oublié sa carte de crédit ! )

La morale de l’histoire

Losing an instrument is a greatest fear, even more than making a mistake on stage. To lose an instrument is devastating.
Hahn-Bin

Rappelons que le célèbre violoncelliste Yo Yo Ma avait également oublié son Stradivarius ($ 4 millions) en 2001 dans un taxi New Yorkais.

Plus d’infos
hahn-bin.com - site du violoniste Hahn-Bin

Compétition à Sion

15 août 2009 par Eli

Les concours se suivent, se ressemblent un peu mais pas tout à fait…

Par exemple, au Concours international de violon Sion Valais qui débute aujourd’hui, le public peut gratuitement assister à toutes les épreuves (éliminatoires et finales). Gageons qu’il ne manquera pas d’en profiter d’ici au 23 août.

Placé sous la présidence d’un violoniste, Shlomo Mintz (Etats-Unis/Israël), le jury international appelé à jauger les candidats se compose de Hyo Kang (Etats-Unis), Masao Kawasaki (Etats-Unis, Japon), David Cerone (Etats-Unis), Rudolf Koelman (Suisse, Hollande), Kimiko Nakazawa (Japon), Evgenia Popova (Bulgarie) et Paul Ovstrosky (Etats-Unis/Russie).

Outre le jury international, le public d’un part, et un jury de jeunes d’autre part, décerneront également un prix en toute indépendance. Le jury des jeunes est composé de cinq jeunes de 12 à 17 ans ayant tous remporté un prix dans la section des cordes du Concours suisse de musique des jeunes. Il compte cette édition les oreilles attentives de Julien Zufferey, Basile Ausländer, Natalia Boesch, Mélodie Pican, Anthony Fournier et Amalia Délitroz.

Sur la cinquantaine de violonistes ayant fait acte de candidature, 23 s’affronteront sur scène au cours de trois épreuves sélectives.

Au programme des premières éliminatoires, qui se dérouleront à l’église des Jésuites à Sion ces samedi, dimanche et lundi, les candidats joueront au choix une sonate de Schubert ou Mozart, ainsi qu’une pièce imposée d’Adam Skoumal (compositeur et pianiste tchèque), “Variations on a Gypsy Melody”. (il semble que cette épreuve aie lieu derrière paravent, mais cela n’est pas précisé dans le règlement qui tient sur deux pages A4)

Les deuxièmes éliminatoires, ces mardi et mercredi, toujours  à l’église des Jésuites, verront se succéder une sonate (au choix : Dohnanyi, Szymanowski, Schumann, Janacek ou Bartok) et un concerto (au choix : Barber, Karlowicz, Britten, Schumann ou Walton) avec accompagnement de piano.

Enfin, les finales auront lieu vendredi et samedi soir dans la salle de la Matze à Sion. Les candidats sélectionnés y interpréteront, en compagnie de l’Orchestre symphonique Dohnanyi de Budafok, l’un des grands concertos pour violon et orchestre de Bartok, Bruch, Chostakovitch, Beethoven ou Brahms.

Le Concours international de violon Sion Valais  a lieu tous les deux ans et s’adresse aux violonistes du monde entier âgés de 15 à 32 ans. Il vise à découvrir de nouveaux talents, à enrichir l’expérience et la pratique musicale des participants et à apporter encouragement et appui aux lauréats pour la suite de leur carrière.

Plus d’infos
www.sion-festival.ch
- site du Festival de Sion

Fête de la musique 2009

19 juin 2009 par Eli

Pour tout savoir sur les lieux et les artistes qui pourront vous faire vibrer en ce week-end dédié à la musique, une seule adresse net : 2009.fetedelamusique.be.

fete-musique2.jpg

En effet, la date symbolique du 21 juin, correspondant au solstice d’été, a été retenue comme “journée mondiale de la musique”. L’un de ses initiateurs est, en France le ministre Jack Lang qui la met en oeuvre sous la présidence de François Mitterand.

A cette occasion, de très nombreux musiciens amateurs investissent les rues et espaces publics et s’y produisent bénévolement. Aussi, de par la gratuité de tous les concerts, elle permet à un large public d’accéder à des musiques de tous genres, styles et origines.

 

Soyez donc nombreux à participer activement à cette grande fête !
(et évitez les débordements et nuisances sonores tant que possible tout de même !!!)

Garden Party à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth

18 juin 2009 par Eli

Le samedi 20 juin 2009, de 11h à 18h, la Chapelle Musicale Reine Elisabeth vous propose de venir fêter la musique lors de sa journée Portes Ouvertes (Garden Party).

Nous célébrons cette année, le 70e anniversaire de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. La passion des Arts et de la Musique a été et reste encore aujourd’hui le moteur de tous les acteurs de cette belle aventure : La Reine Elisabeth bien sûr, le violoniste Eugène Isaÿe, le mécène Paul de Launoit, les différents responsables qui se sont succédés depuis son inauguration à la tête de la Chapelle Musicale, les éminents professeurs et bien sûr les centaines de jeunes talents en résidence qui auront, tout au long de ces années, vécu, sur ce site magnifique, des expériences musicales uniques et inoubliables. La fête de la Musique, imaginée par la Reine Elisabeth, comme une « Garden Party » donnant à tout un chacun - mélomane, passionné d’art et d’architecture ou tout simplement curieux - l’occasion de découvrir le lieu et son activité, se développe aujourd’hui en festival. La Chapelle Musicale ouvrira ses portes au public toute la journée, levant un coin de voile sur la magie d’un lieu d’exception et le talent de ses jeunes artistes en résidence.

Au programme…

Récitals des solistes dans la salle de concert: piano, violon, chant, musique de chambre à intervalles réguliers tout au long de la journée. (de 11.00 à 18.00)

Répétition publique et concert avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie (11.00 & 14.30)

Projection Musicale illustrée par Danieli: Pierre et le Loup de Serge Prokofiev. (13.00 & 14.45). Outre une abondante œuvre de peinture à l’huile, Danieli est aussi la créatrice de vitraux (Eglise de Boendael, Chapelle d’Evere), de tapisseries (voir une de ses oeuvres maîtresses dénommée “l’Eden” à la maison de la Musique) ainsi que d’illustrations de plusieurs œuvres musicales (”Pétrouchka ” de Stravinsky, ” Till Uilenspiegel ” de Strauss, ” Pierre et le loup ” de Prokofiev).

Les oiseaux de la Chapelle: un joyeux spectacle de contes. (11.45 & 13.00 & 14.45 & 17.00). Au détour des branches les plus tortueuses du parc de la Chapelle Musicale, se cachent quelques oiseaux malicieux. Profitant de la beauté et de la quiétude des lieux, ils s’y sont confortablement installés et y vivent d’étranges aventures. La conteuse Diane Sophie Geerts de La Maison du Conte et de la Littérature, grande exploratrice de l’imaginaire collectif, vous contera le quotidien particulier de ces petits volatiles. Elle déposera délicatement au creux de vos oreilles (les petites et les grandes !) une bonne fournée de contes parfois drôles, souvent tendres, mais toujours chaleureux.

Les Jeunesses Musicales du Brabant wallon invitent petits et grands à : Des ateliers musicaux : l’occasion de découvrir, explorer, se rencontrer, jouer en musique au travers de chansons, danses et jeux musicaux : des moments musicaux pour les enfants de 0 à 3 ans accompagnés d’un parent (12.15 & 15.15) ainsi que des ateliers d’éveil musical pour les enfants de 4 à 8 ans (11.00 & 14.00).
Un bal familial : le plaisir de partager un moment de joie et de détente, portés par des musiques traditionnelles (16.00).

L’académie de Waterloo invite les enfants de 5 à 8 ans à participer à l’animation musicale Flûte alors par Catherine Verkindere (16.00).

Visites guidées. Construite d’après les plans de l’architecte Yvan Renchon, la Chapelle Musicale fut inaugurée le 11 juillet 1939 en présence de la Reine Elisabeth. L’ensemble, classé par la Région Wallonne en 1994 est remarquablement préservé. Une grande partie du mobilier d’origine (bureaux, chaises, fauteuils…), provenant des célèbres Ateliers d’Art De Coene garnit encore la Chapelle Musicale.

(Petite restauration possible)

Plus d’infos
www.cmre.be
(nouveau) site de la Chapelle

Examens de violon à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth

2 juin 2009 par Eli

Ce mercredi 03 juin 2009 à 14h, a lieu à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (Waterloo)  l’examen de violon de la classe d’Augustin Dumay.

 

Cycle de perfectionnement

Lors de cette journée d’examen, vous pourrez entendre les étudiants de la session 2008-2009, qui tous avaient été sélectionnés pour participer au Concours International Reine Elisabeth.

Leonid Smorguner
N’ayant finalement pas joué au Concours International Reine Elisabeth, pour des raisons médicales (tendinite)

Hrachya Avanesyan
Demi-finaliste au Concours International Reine Elisabeth

Jolente De Maeyer
Demi-finaliste au Concours International Reine Elisabeth

Vineta Sareika
Lauréate (finaliste non classée) du Concours International Reine Elisabeth

Nikita Borisoglebsky
Cinquième prix du Concours International Reine Elisabeth

Cycle préparatoire

Harriet Langley
Jae-Eun Lee
Svenja Van Driessche

Accompagnateurs : Claudia Bara & Nikolaas Kende

 

Au programme

Euh… vraiment sur la même journée, et en commençant à 14h ? (source : site de la Chapelle musicale Reine Elisabeth)

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)
Sonate n° 1 en sol min. BWV 1001 - Fugue

Camille Saint-Saëns
Havanaise pour violon et piano, op. 83
Svenja Van Driessche, Violon

Henri Vieuxtemps
Concerto n° 5 en la min.

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)
Sonate pour violon et piano n° 1 en ré maj. op. 12
Jae-Eun Lee, Violon

Franz Schubert (1797 - 1828)
Sonatine pour violon et piano n° 1 en ré maj. op. 137
Jae-Eun Lee, Violon

Henryk Wieniawski
Fantaisie brillante op. 20 sur Faust, opéra de Ch. Gounod

Piotr Illitch Tchaïkovski (1840 - 1893)
Concerto pour violon en ré maj. op. 35 - Allegro moderato
Harriet Langley, Violon

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Concerto pour violon n° 3 en sol maj. KV 216
Harriet Langley, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 24 en la min.
Harriet Langley, Violon

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)
Partita n° 3 en mi maj., BWV 1006
Jae-Eun Lee, Violon

Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)
Sonate n°1 en sol min. BWV 1001 -  Adagio, Fugue
Harriet Langley, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 13 en si bémol maj.
Hrachya Avanesyan, Violon

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Concerto pour violon n° 3 en sol maj. KV 216
Hrachya Avanesyan, Violon

Johannes Brahms (1833 - 1897)
Sonate pour violon et piano n° 3 en ré min. op. 108 - Allegro

Ernest Chausson (1855 - 1899)
Poème op. 25
Hrachya Avanesyan, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 24 en la min.
Hrachya Avanesyan, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 20 en ré maj.
Hrachya Avanesyan, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 2 en si min.
Nikita Borisoglebsky, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 11 en do maj.
Nikita Borisoglebsky, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 23 en mi bémol maj.
Nikita Borisoglebsky, Violon

Piotr Illitch Tchaïkovski (1840 - 1893)
Valse scherzo en do maj. op. 34
Nikita Borisoglebsky, Violon

Witold Lutoslawsky
Subito
Vineta Sareika, Violon

Johannes Brahms (1833 - 1897)
Sonate pour violon et piano n° 3 en ré min. op.108
Nikita Borisoglebsky, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 14 en mi bémol maj.
Leonid Smorguner, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 17 en mi bémol maj.
Leonid Smorguner, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 23 en mi bémol maj.
Leonid Smorguner, Violon

Serge Prokofiev (1891 - 1953)
Sonate n° 1 en fa min. op. 80
Leonid Smorguner, Violon

Robert Schumann (1810 - 1856)
Fantaisie en do maj. op. 131 Kreisler
Leonid Smorguner, Violon

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Concerto pour violon n° 3 en sol maj. KV 216 - Allegro

Johannes Brahms (1833 - 1897)
Sonate pour violon et piano n°3 opus 108 en ré mineur
Leonid Smorguner, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 10 en sol min.
Vineta Sareika, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 21 en la maj.
Vineta Sareika, Violon

Niccolò Paganini (1782 - 1840)
Caprice n° 23 en mi bémol maj.
Vineta Sareika, Violon

Camille Saint-Saëns
Introduction et Rondo Capriccioso Op. 28
Vineta Sareika, Violon

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Concerto pour violon n°5 en la majeur KV 219
Vineta Sareika, Violon

Maurice Ravel (1875 - 1937)
Sonate pour violon et piano en sol majeur
Jolente De Maeyer, Violon

Leos Janacek
Sonate pour violon et piano
Jolente De Maeyer, Violon

Karol Szymanowski
Nocturne et Tarantelle op. 28
Jolente De Maeyer, Violon

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
Concerto pour violon n° 5 en la maj. KV 219
Nikita Borisoglebsky, Violon

 

Infos et réservations

Waterloo, Chapelle Musicale Reine Elisabeth
445 Chaussée de Tervuren
1410 Waterloo
Téléphone: +32 2 352 01 10
Site: www.cmre.be
E-mail: info@cmre.be
Tickets: 5€ - gratuit/gratis amis CMRE/vrienden MKKE

Yuri Yankelevitch International Violin Competition

7 mars 2009 par Eli

En ce début mars 2009 a lieu à Omsk (Sibérie) le premier concours Yankelevitch (Yuri Yankelevitch International Violin Competition). Il célèbre le centenaire de la naissance de Yuri Yankelevitch et rend hommage à l’excellence pédagogique de ce grand maître du violon.

Issu de la grande tradition de l’École Russe du violon (Auer), Yankelevitch fonda sa propre école et donna au monde de la musique des artistes des plus prestigieux : parmi ses élèves, on compte Alexander Brussikovsky (organisateur du concours et professeur au Conservatoire de Versailles), Grigori Zhisslin (lauréat du Concours Paganini), Tatiana Gridenko, Vladimir Spivakov, Emmanuel Krivine…

Le programme imposé au concours reprend évidemment les “classics” attendus, mais laisse une place à des oeuvres originales telles les sonates Giovanni Verroccai (1700-1745) ou Luigi    Madonis (1700-1776). On peut d’ailleurs en télécharger les partitions via le site du concours. A remarquer également, l’apparition, aux côtés des indémodables Caprices de Paganini,  de ceux de Pietro Locatelli ou Rodolfo Lipizer.

 

Lecture associée

livre_yankelevitch.pngYankelevitch et l’Ecole Russe du Violon
par Alexandre Brussilovsky

Ce livre permet de perpétuer une infime partie de ce que nous a légué Yuri Yankelevitch: il reproduit sa thèse de doctorat, les souvenirs de ses étudiants, des professeurs, assistants et accompagnateurs qui ont travaillé avec lui. De nombreux pans de son héritage doivent encore être étudiés ou attendent d’être publiés. De nouvelles générations d’artistes apparaissent qui prolongent son enseignement et traduisent dans la vie ses principes, perpétuant de par le monde le merveilleux héritage musical de l’École russe du violon.

 

A méditer…
“Le pédagogue doit partager intimement la vie de ses élèves, pénétrer leur personnalité, leur psychologie, et se développer avec eux.” Yuri Yankelevitch

Plus d’infos
www.concertclassic.com - Naissance d’un concours - Une interview d’Alexandre Brussilovsky
www.yankelevitch-international-competition.com - site du concours
alexandrebrussilovsky.com
- site d’Alexander Brussikovsky

Décès du compositeur Henri Pousseur

6 mars 2009 par Eli

On a appris ce vendredi le décès du compositeur belge Henri Pousseur. Né le 23 juin 1929 à Malmedy, il participa aux recherches sérielles et électroacoustiques aux côtés de compositeurs tels que Boulez, Stockhausen et Bério.

Henri Pousseur est un des musiciens du XXe siècle les plus préoccupés d’élargissement et de renouvellement des connaissances. L’aventure musicale dans laquelle il s’engage tout entier est une aventure intellectuelle qui dépasse le simple domaine de la prospection du son et rejoint par ses préoccupations celle où peuvent être engagés d’autres esprits en d’autres domaines : André Souris en esthétique, Michel Butor dans l’ordre du langage, deux personnalités qui ont beaucoup compté dans sa recherche personnelle. (source : encyclopédie universalis)

 

Au-delà de son activité de compositeur, il fut également un pédagogue  reconnu, entre autres professeur de composition au Conservatoire Royal de Liège (puis Directeur de cet établissement à partir de 1975) et ensuite, initiateur de l’Institut de pédagogie musicale de Paris (dépendant de l’IRCAM).

Henri pousseur a reçu en 2004 le Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros.

 

Henri Pousseur (1929-2009)
La “Chevauchée fantastique”, tirée de son opéra “Votre Faust

En 1967, l’année de Couleurs croisées, pour orchestre, Pousseur acheva une de ses œuvres maîtresses, la fantaisie variable genre opéra Votre Faust (1960-1967), pour soprano, alto, ténor, basse, 5 acteurs, 12 instruments et bande et résultant d’une collaboration avec Michel Butor (création le 15 janvier 1969 à la Piccola Scala de Milan). Cet ouvrage, où le public a la possibilité d’intervenir et d’orienter l’action dans tel ou tel sens, fait du procédé de la citation littéraire et musicale un usage vaste et subtil et donna naissance à plusieurs « œuvres satellites » comme Miroir de votre Faust (1964-65), Portail de votre Faust (1960-1966), Jeu de miroir de votre Faust (1967), Échos de votre Faust (1967), Ombres de votre Faust, Fresques de votre Faust. (source : larousse)

 

Henri Pousseur passa sa jeunesse dans les studios électroniques de Cologne (1954) et Milan (1957), et fonda en 1958 celui de Bruxelles. Pour l’avant-garde musicale des années 1950, composer était mener une « recherche en musique ». C’est sans doute dans cet esprit qu’il fonda en 1970 le Centre de Recherches Musicales de Wallonie. Henri Pousseur est également à l’origine de l’ensemble “Musiques Nouvelles”.

Le Centre de Recherches musicales (CRFMW)

Fondé en 1970 à l’initiative de Henri Pousseur et de Pierre Bartholomée, dirigé par Pascal Decroupet de 1996 à 2001, puis par Marie-Isabelle Collart et Claude Ledoux, et placé depuis novembre 2005 sous la direction conjointe de Marie-Isabelle Collart et de Arne Deforce, le Centre de Recherches et de Formation Musicales de Wallonie (CRFMW) a joué un rôle de pionnier et s’est engagé, dès sa création, dans la réalisation et la diffusion d’œuvres de musique électronique et, tout particulièrement, de musique mixte, tradition spécifique qu’il a développée au cours d’une longue collaboration avec divers ensembles et interprètes. Evoluant en parallèle avec les mutations technologiques, il a toujours offert un outil de pointe et une assistance technique/informatique de qualité, assurée actuellement par Jean-Marc Sullon et Patrick Delges.

Lieu d’expérimentations, d’échanges et de réalisations contemporaines, il accueille des projets mixtes de musiciens de la Communauté Wallonie-Bruxelles, œuvre au développement d’échanges avec des artistes créateurs ou ensembles des autres Communautés du pays et de l’étranger, et participe à de nombreuses activités pédagogiques (classes d’écriture, d’analyse et de musique de chambre du Conservatoire de Liège, Société Belge d’Analyse Musicales).
Au travers de projets propres (Festival des « Images sonores » à Liège, productions aux festivals Ars Musica et « 3 Visages de la musique électroacoustique » et dans d’importantes manifestations étrangères), il soutient la diffusion des créations réalisées dans ses studios, sans négliger pour autant le répertoire.

 

Son langage
La vaste production musicale d’Henri Pousseur aborde pratiquement tous les genres. Certains le voient comme l’héritier spirituel de Webern, d’autres comme un chercheur invétéré, tentant d’opérer un renouvellement du phénomène sonore (techniques et principes de l’aléatoire, combinaison de l’électronique avec les instruments traditionnels, réflexions sur la pensée musicale sérielle dans ses différents états, des premiers développements post-weberniens à l’« œuvre ouverte » et à l’intégration, au sein d’un sérialisme véritablement « généralisé », des idiomes historiques et de la périodicité, etc.).

 

En guise d’hommage

- Le vendredi 13 mars 2009 à 10h
Dans le cadre de VOIE 3, Maison de Festivals, une journée est consacrée aux 80 ans d’Henri Pousseur (Café Musicologique), avec la participation de Pierre Bartholomée (compositeur), Mark Delaere (musicologue) et Philippe Terseleer (interprète).
Flagey, studio 2 (Ars Musica)

- Le dimanche 15 mars à 14h30
Projection du film “Hommage au sauvage : Un portrait d’Henri Pousseur”
Flagey, studio 5 (Ars Musica)

C’est à la Fondation Paul Sacher de Bâle, en Suisse, qu’est entreposé le fond de documentation Pousseur. Un beau matin de l’automne 2005, Henri charge le coffre de sa voiture de caisses de documents. Etrange voyage : il prend la route vers son archive… Une petite équipe de télévision le filme tandis qu’il bavarde de sa vie et sa musique, sans frivolité ni fioritures. Le temps d’un voyage, un homme se révèle en douceur.

- Le jeudi 19 mars
Un hommage au compositeur ouvrira le festival Ars Musica à la Salle Philharmonique de Liège dès 19h.

 

Plus d’infos
www.henripousseur.net
- la biographie détaillée d’Henri Pousseur sur son site
www.wallonie-en-ligne.net - Henri Pousseur vu comme l’un des cent wallons du siècle
brahms.ircam.fr/composers
- dossier consacré à Henri Pousseur sur le site de l’Ircam
www.qwartz.org - article “Henri Pousseur : un rêve éveillé”
www.crfmw.be - site du Centre de Recherches et de Formation Musicales de Wallonie

New look pour le Musée de la Musique

3 mars 2009 par Eli

Abrité à la Cité de la Musique à Paris, le Musée de la Musique fait peau neuve et ouvre de nouveau ses portes à partir de ce 3 mars 2009. Parmi les nouveautés, on citera la création d’un espace dédié au XXe siècle, le doublement de surface de l’espace consacré aux musiques du monde, une muséographie entièrement repensée, la présentation de nouveaux instruments, l’ajout de 40 films documentaires (avec les interventions de Simha Arom, Daniel Barenboïm, Pierre Boulez, William Christie, Pascal Dusapin…), ou encore un parcours sonore enrichi (enregistré principalement sur les instruments des collections). Côté pratique, l’accessibilité est facilitée pour les publics handicapés et le confort de visite a été amélioré (plus d’assises, éclairage renforcé, meilleure lisibilité des cartels…).

 

miniature-violon-stradivarius-le-provigny.jpgViolon « le provigny », Antonio Stradivarius (1716)
© J.-M. Anglès - Cité de la musique

Ce violon, l’un des joyaux du musée, fait partie des 200 pièces venues récemment enrichir la collection d’instruments de musique du musée.
Vraisemblablement apprenti de Nicoló Amati, Stradivari construit différents instruments avant de se consacrer au violon et au violoncelle. Ce modèle date de « la période d’or » de Stradivari qui fixe, entre 1700 et 1720, les proportions des instruments encore utilisées aujourd’hui. Le galbe des voûtes, la beauté du vernis et l’extrême raffinement de la facture confèrent à sa lutherie une élégance et une perfection encore jamais atteintes. Au XIXe siècle en particulier, très convoités, les instruments des maîtres crémonais (Amati, Guarneri et surtout Stradivari) sont copiés ou transformés pour permettre les techniques de jeu contemporaines. Ce violon porte le nom de sa dernière propriétaire, Mme de Provigny, qui, en 1909, légua au musée du Conservatoire les instruments de son père, ancien pair de France et musicien amateur. On recense aujourd’hui quelque cinq cent cinquante instruments issus de l’atelier du maître.

Les collections du Musée se présentent désormais sous la forme d’un parcours chronologique allant du XVIIe au XXe siècle en Occident et d’une traversée des principales cultures musicales du monde. La diversité culturelle, vue sous l’angle de l’échange et de la circulation entre les civilisations, constitue le fil rouge de la découverte d’instruments exceptionnels, de tableaux et de photos, ainsi que de nombreux documents sonores et audiovisuels. Ceux-ci permettent d’entendre des instruments présentés, ou les montrent en situation de jeu (concert, fêtes, rituels…) ; les films diffusés dans le musée font intervenir interprètes, facteurs, historiens ou compositeurs, qui témoignent du lien entre l’histoire des arts ou des idées et l’invention musicale. Le nouveau parcours se décline en quatre espaces consacrés chacun à un siècle d’histoire occidentale et une double salle dédiée aux musiques du monde. (source : www.cite-musique.fr)

 

A ne pas rater dans la période contemporaine : les guitares de Jacques Brel et de Django Reinhardt ou encore « l’E-mu », le synthé modulaire de Franck Zappa.

Informations pratiques
Horaires d’ouverture du musée : du mardi au samedi de 12h à 18h, le dimanche de 10h à 18h.
Tarifs : 8 € (plein) - gratuit pour les moins de 25 ans
Adresse du musée : 221, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris

Plus d’infos
www.cite-musique.fr - site de la Cité de la Musique

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