Ave Piazzolla

11 mars 2010 par Eli

Né le 11 mars 1921, Astor Pizzolla méritait bien un petit hommage…
En voici un, avec beaucoup d’humour !

Dear Concertgoer!Music and humor—both are languages of the emotions. Join us on a journey through our wacky hall of mirrors and see for yourself all the weird and wonderful ways these two languages come together to reflect the Zeitgeist of the new millennium.

We live in an age in which the market economy tyrannizes over art. The quality of an artwork is judged by the quantity of sales. We all squint at the sales-volume statistics, the chart placement and the commercial media presence. The more popular, the better. Everyone wants to be a superstar!

But in consequence, we all too often lose sight of the true meaning of music: the uplifting union of feeling and intellect, the intimate and profoundly emotional expression of the soul.

BEING GIDON KREMER takes a critical and entertaining look at classical music through a magnifying glass. By means of this close-up, we hope to achieve a healthy distance from all forms of commercial dumbing-down.

So lets laugh together about whats laughable, and marvel afresh at musics endless marvels!

We wish you a wonderful musical journey!
We, meaning Gidon Kremer and the Kremerata Baltica, Aleksey Igudesman and Richard Hyung-ki Joo.

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Jeu d’archet

14 mars 2009 par Eli

Il est de ces violonistes que rien ne perturbe… Il est d’autres violonistes qui sont tellement concentrées… Il est des violonistes avec une technique d’archet admirable… Il en est d’autres avec une justesse irréprochable…  Enfin, voici une violoniste avec un jeu d’archet assez…

Fritz Kreisler - Tambourin Chinois
?

Merci à Nicolas B.

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Un violoniste gaucher ?

20 février 2009 par Eli

Le film “Les feux de la rampe” (Limelight), réalisé par Charlie Chaplin en 1952 prête toujours à sourire.
Le célèbre extrait ci-dessous reprend le duo entre Charlie Chaplin (au violon) et le légendaire Buster Keaton (au piano).
Un retour au monde du music-hall londonien du début du vingtième siècle, avec un violoniste des plus étonnant : il est gaucher

 

 

Depuis les débuts du sonore, Chaplin composait lui-même la musique de tous ses films, aidé par des arrangeurs. Exceptionnellement, la musique de la chorégraphie – vingt cinq minutes au total, réduites dans le film – dut être composée à l’avance. Chaplin fut soulagé lorsque Melissa Hayden et son partenaire masculin André Eglevsky lui assurèrent que la partition convenait très bien à un ballet.
Le thème des Feux de la rampe devait rester un des morceaux les plus populaires de Chaplin.
En 1972, vingt ans après la sortie du film, il reçut avec ses arrangeurs Ray Rasch et Larry Russell un Oscar tardif pour la “meilleure partition dramatique originale”. (source : www.charliechaplin.com)

 

Violoniste ET gaucher ?

Contrairement à un instrument comme la guitare, l’usage veut que tout le monde joue le violon du même côté : posé sur l’épaule gauche. De la sorte, les gauchers auront une facilité pour la vélocité de la main gauche mais devront  améliorer la fluidité de leur main-bras droit(e). Les droitiers auront à maîtriser leur main gauche, alors que l’archet se baladera plus librement sur les cordes.

Mais nous ne sommes pas les seuls à perpétuer cette tradition ancestrale : avez-vous déjà rencontré de nombreux pianistes jouant sur un piano pour gaucher (sur lequel on aurait inversé les cordes et donc aussi les touches???).

Pour les violonistes, la raison en est le jeu d’orchestre, qui se trouverait compliqué par des batailles d’archet croisés, ce qui d’ailleurs, se révèlerait également disgracieux d’un point de vue strictement visuel.

???
Le violon pour gauchers restera-t-il la particularité de Charlie Chaplin (d’ailleurs, n’est-ce pas un brin d’humour supplémentaire pour “initiés”) et quelques “disciples” isolés, ou doit-on repenser totalement notre manière de fonctionner ?

Plus d’infos
www.charliechaplin.com - Les feux de la rampe (ré-écoutez le thème !)
www.e-news.name - Article “Un violon pour gauchers”

Autonomie flamande ? Humour belge !

3 février 2009 par Eli

Lorsque l’actualité politico-linguistique tiraille l’égo de la nation, une petite cure de désintoxication s’impose.

Extrait de Sois belge et tais-toi !

 

Quelques “facilités” musicales

Lorsque vous assistez à un concert (een concert ou konsert), vous pouvez entendre un ensemble (een ensemble) comme l’ensemble spectra (het spectra ensemble). Au programme (programma) peuvent figurer différentes pièces, telles qu’une sonate (een sonate), une suite (een suite), un prélude (een prelude), une étude (een etude), etc. Le répertoire (het repertoire) proposé peut également comporter des arrangements (arrangementen) pour différents instruments (instrumenten).
A partir d’un simple motif (een motief), on peut aboutir à une musique (een muziek) artistique (artistiek) avec un rythme (ritme) très intéressant (interessant).

Alors, si vous n’êtes pas effrayés à l’idée d’apprendre la musique (muziek) en flamand, un petit stage (een stage) à l’académie de musique (muziekacademie) ou au conservatoire (conservatorium) ne vous dépaysera pas trop : choisissez un département (een departement), lisez la brochure (een brochure), envoyez les documents (de documenten) au secrétariat (secretariaat) et vous accéderez aux cours de théorie de la musique (muziektheorie),  analyse (analyse), harmonie (harmonie), philosophie (filosofie), encyclopédie (encyclopedie), psychologie (psychologie), didactique (didactiek) et bien d’autres.

Et avant de devenir un violoniste (een violiste) professionnel, il vous faudra peut-être passer un diplôme (een diploma). Si vous avez le niveau (het niveau), vous pouvez vous porter candidat (kandidaat) au postgraduat (postgraduaat). Notons qu’au conservatoire francophone, on réserve une classe pour travailler; en Flandre c’est un local (een lokaal) et en Hollande une chambre (een kamer)!!!

Un orchestre (een orkest) est composé de musiciens professionnels (professionele musici), qui font, ceci-dit souvent de la lecture à vue (a prima vista). Il est rare en effet de les voir jouer de mémoire (uit het hoofd = hors de la tête). L’orchestre est pacé sous la direction (onder de leiding = sous la conduite) d’un chef d’orchestre (een dirigent, en flamand!).

Enfin, si malgré tout vous n’en sortez pas, une série de mots peut facilement être adaptée :

audition - auditie
prestation - prestatie
animation - animatie
manifestation - manifestatie
production - productie
répétition - repetitie
répétition générale - generale repetitie
respiration - respiratie
articulation - articulatie
intonation - intonatie
transition - transitie
variation - variatie
modulation - modulatie
composition - compositie
création - creatie
orchestration - orkestratie
évaluation - evaluatie
fonction - functie
direction - directie
communication - communicatie
information - informatie
- - - > Mais partition reste… partituur !

 

Plus d’infos
www.compagnievictor.be - site de la compagnie dont est issue la vidéo
www.senat.fr - le pacrours “d’intégration” flamand

Pourquoi s’emm…-t-on au concert classique ?

9 novembre 2008 par Eli

J’ai rencontré au coin de ma rue cette affiche plutôt interpelante…

metro_bozar_lr-a.jpg

 

De quoi s’agit-il?

Créé en 2006 à l’occasion de l’ “année Mozart” par l’équipe de «FFortissimo», ce nouveau spectacle relate de manière humoristique et décalée la vie et l’oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart.

Léopold Mozart (Bernard Vancraeynest), le père, musicien professionnel de haut vol, avait un nom et même un prénom. Son talent et sa renommée pouvaient lui laisser entrevoir les portes de la gloire. Mais c’était compter sans la naissance d’un fils anormal, Wolfgang Amadeus (Christophe Gillis), qui lui ravirait involontairement et comme par erreur tous les lauriers auxquels il pouvait prétendre.

En une dizaine de tableaux musicaux un tantinet iconoclastes, les Mozart père et fils, accompagnés par un somptueux orchestre à cordes en grande tenue d’époque, nous relatent une dizaine d’épisodes de la  grande et de la petite histoire de la vie de Wolfgang Amadeus : comment le jeune prodige, tout bébé, insuffle à son père, compositeur besogneux, l’inspiration  géniale de son immortelle « Symphonie des Jouets ». Comment le jeune musicien, se laissant pénétrer des bruits de la vie quotidienne de son époque, nous a laissé les plus belles sonneries de GSM. Comment, avec quelques recettes toutes simples, un air populaire tel que « La Danse des Canards » devient comme par enchantement de la grande musique classique. Comment, d’une dispute culinaire entre le père et le fils, sont nés les plus grands airs d’opéra que le monde connaisse encore aujourd’hui. Comment encore Léopold, tentant d’inculquer à son fils les vertus de la sobriété en art, l’aidait à élaguer et à transformer ses oeuvres surchargées de notes excédentaires pour en faire de véritables « hits » à l’efficacité commerciale imparable. Comment enfin, lassé de se mesurer à plus fort que lui, Léopold Mozart décida finalement de tirer parti du talent surhumain de son génial rejeton pour se constituer une rente confortable en l’exhibant à travers l’Europe entière comme un singe savant…

Une heure trente de grande musique live commentée, sept musiciens sur scène en tenue d’époque, un voyage décalé dans la vie du compositeur le plus follement génial de tous les temps : Wolfgang Amadeus Mozart !

Source
ffortissimo.be - site du duo ffortissimo (spectacle d’humour musical)

Einstein et les bienfaits du violon

17 septembre 2008 par Eli

einstein-timbre-togo.jpgD’après les parents d’Albert Einstein, la pratique du violon a eu sur leur enfant un effet sans aucun doute bénéfique. N’étant pas très doué pour les études, ses professeurs ont conseillé à ses parents de lui trouver une activité “manuelle”. Ils lui ont donc acheté un violon. Il reconnaîtra des années plus tard que cette pratique a eu un réel effet sur ses capacités d’abstraction, capacités l’ayant conduit à formuler la fameuse théorie de la relativité générale.
Source : www.art-et-science.fr

 

La république togolaise semble avoir pris toute la mesure de l’importance du violon dans l’évolution intellectuelle d’Einstein en éditant ce timbre spécial lors du centenaire de sa naissance : ce grand génie de notre siècle y est présenté le violon à la main!

 

Petite anecdote : Albert Einstein en répétition (bien connue des musiciens)
Albert Einstein et trois de ses amis musiciens se réunissent pour déchiffrer un Quatuor à cordes de Joseph Haydn. La répétition avance dans une excellente atmosphère mais, arrivés au second mouvement, Einstein loupe malheureusement quatre fois d’affilée son entrée… Le violoncelliste exaspéré le regarde et dit : le problème avec toi, Albert, c’est que tu ne sais vraiment pas compter.

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Dans les coulisses

16 septembre 2008 par Eli

Que font les musiciens avant de monter sur scène ?

Voici 5 jeunes interprètes (et non des moindres)  peu de temps avant leur entrée en scène. Ils s’apprêtent à entamer l’une des pages les plus délicates de Schubert, le quintette “La Truite”.

Ma fois, plutôt détendus…
Vous aurez sans doute reconnu Itzhak Perlman (dans ses jeunes années)  et le célébrissime Concerto en mi mineur de Felix Mendelssohn !

Plus d’infos
www.allegrofilms.com - site du label producteur du DVD

Le jeu des 7 erreurs

14 septembre 2008 par Eli

Un peu d’humour à la Heifetz…
Voici une assez belle imitation de ce que pourrait donner, joué par un piètre interprète, le premier mouvement du Concerto n°4 d’Henri Vieuxtemps (compositeur belge et professeur d’Eugène Ysaye).

Et tout de même, pour se rincer les oreilles, la “bonne” version (passage correspondant à partir de la première minute) par le même interprète.

A vous de jouer ! Quelles sont les différences (euh… bien plus que sept !)

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Jouer ensemble ? Quelques règles d’or

11 septembre 2008 par Eli

1. Jouez tous le même morceau.

 2. Arrêtez-vous à chaque signe de reprise et discutez longuement pour savoir si l’on reprend ou non (l’auditoire aime beaucoup cela).

 3. Si tu joues une fausse note, jette un regard furieux vers l’un de tes partenaires.

 4. Garde toujours ton tableau de doigtés à portée de main. Tu pourras toujours rattraper les autres.*

 5. Accorde soigneusement ton instrument avant de jouer. Ainsi tu pourras jouer faux toute la soirée avec la conscience tranquille.

 6. Prend ton temps pour tourner les pages (voir règle n°4 : tu pourras toujours rattraper les autres).

lhomme-orchestre.jpg 7. Une note juste au mauvais moment est une fausse note (et vice-versa).

 8. Si tous les autres se trompent sauf toi, suis ceux qui se trompent.

 9. Veille à obtenir le plus de N.P.S. (Notes Par Seconde). Tu gagneras ainsi la considération du public.

 10. Les indications de nuances, de liaisons et d’ornements ne doivent pas être observées. Elles ne sont là que pour embellir la partition.

 11. Si un passage est difficile, ralentis. S’il est facile, accélère. Tout s’arrangera à la fin.

 12. Si tu es complètement perdu(e), arrête tout le monde et dis “Il me semble que nous devrions nous accorder”.

 13. Heureux ceux qui n’ont pas l’oreille absolue, car le royaume de la musique leur appartient.

 14. Si par ta faute l’ensemble a dû s’arrêter, explique en détail pourquoi tu t’es trompé. Tout le monde sera très intéressé.

 15. Une interprétation authentique est réalisée quand il ne reste plus une seule note de l’original.

 16. Trois conseils de Shakespeare pour les musiciens :

  • A rest of silence (Hamlet)
  • My foot my tutor (The Tempest)
  • My kingdom for a semiquaver (Richard III) **

17. Quand tous les autres ont fini de jouer, tu ne dois pas exécuter les notes qui te restent.

18. Une fausse note jouée avec timidité est une fausse note. Une fausse note jouée avec autorité est une interprétation.

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* Le tableau de doigtés doit être une invention anglo-saxonne, ou encore un de ces objets venu du fond des âges que seuls les amateurs utilisent encore. Toujours est-il que je n’ai pas la moindre idée de quoi il peut bien s’agir.

** Ce texte est manifestement traduit de l’anglais, et ici les jeux de mots sont sans doute intraduisibles…