Pourquoi s’emm…-t-on au concert classique ?

9 novembre 2008 par Eli

J’ai rencontré au coin de ma rue cette affiche plutôt interpelante…

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De quoi s’agit-il?

Créé en 2006 à l’occasion de l’ “année Mozart” par l’équipe de «FFortissimo», ce nouveau spectacle relate de manière humoristique et décalée la vie et l’oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart.

Léopold Mozart (Bernard Vancraeynest), le père, musicien professionnel de haut vol, avait un nom et même un prénom. Son talent et sa renommée pouvaient lui laisser entrevoir les portes de la gloire. Mais c’était compter sans la naissance d’un fils anormal, Wolfgang Amadeus (Christophe Gillis), qui lui ravirait involontairement et comme par erreur tous les lauriers auxquels il pouvait prétendre.

En une dizaine de tableaux musicaux un tantinet iconoclastes, les Mozart père et fils, accompagnés par un somptueux orchestre à cordes en grande tenue d’époque, nous relatent une dizaine d’épisodes de la  grande et de la petite histoire de la vie de Wolfgang Amadeus : comment le jeune prodige, tout bébé, insuffle à son père, compositeur besogneux, l’inspiration  géniale de son immortelle « Symphonie des Jouets ». Comment le jeune musicien, se laissant pénétrer des bruits de la vie quotidienne de son époque, nous a laissé les plus belles sonneries de GSM. Comment, avec quelques recettes toutes simples, un air populaire tel que « La Danse des Canards » devient comme par enchantement de la grande musique classique. Comment, d’une dispute culinaire entre le père et le fils, sont nés les plus grands airs d’opéra que le monde connaisse encore aujourd’hui. Comment encore Léopold, tentant d’inculquer à son fils les vertus de la sobriété en art, l’aidait à élaguer et à transformer ses oeuvres surchargées de notes excédentaires pour en faire de véritables « hits » à l’efficacité commerciale imparable. Comment enfin, lassé de se mesurer à plus fort que lui, Léopold Mozart décida finalement de tirer parti du talent surhumain de son génial rejeton pour se constituer une rente confortable en l’exhibant à travers l’Europe entière comme un singe savant…

Une heure trente de grande musique live commentée, sept musiciens sur scène en tenue d’époque, un voyage décalé dans la vie du compositeur le plus follement génial de tous les temps : Wolfgang Amadeus Mozart !

Source
ffortissimo.be - site du duo ffortissimo (spectacle d’humour musical)

Einstein et les bienfaits du violon

17 septembre 2008 par Eli

einstein-timbre-togo.jpgD’après les parents d’Albert Einstein, la pratique du violon a eu sur leur enfant un effet sans aucun doute bénéfique. N’étant pas très doué pour les études, ses professeurs ont conseillé à ses parents de lui trouver une activité “manuelle”. Ils lui ont donc acheté un violon. Il reconnaîtra des années plus tard que cette pratique a eu un réel effet sur ses capacités d’abstraction, capacités l’ayant conduit à formuler la fameuse théorie de la relativité générale.
Source : www.art-et-science.fr

 

La république togolaise semble avoir pris toute la mesure de l’importance du violon dans l’évolution intellectuelle d’Einstein en éditant ce timbre spécial lors du centenaire de sa naissance : ce grand génie de notre siècle y est présenté le violon à la main!

 

Petite anecdote : Albert Einstein en répétition (bien connue des musiciens)
Albert Einstein et trois de ses amis musiciens se réunissent pour déchiffrer un Quatuor à cordes de Joseph Haydn. La répétition avance dans une excellente atmosphère mais, arrivés au second mouvement, Einstein loupe malheureusement quatre fois d’affilée son entrée… Le violoncelliste exaspéré le regarde et dit : le problème avec toi, Albert, c’est que tu ne sais vraiment pas compter.

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Dans les coulisses

16 septembre 2008 par Eli

Que font les musiciens avant de monter sur scène ?

Voici 5 jeunes interprètes (et non des moindres)  peu de temps avant leur entrée en scène. Ils s’apprêtent à entamer l’une des pages les plus délicates de Schubert, le quintette “La Truite”.

Ma fois, plutôt détendus…
Vous aurez sans doute reconnu Itzhak Perlman (dans ses jeunes années)  et le célébrissime Concerto en mi mineur de Felix Mendelssohn !

Plus d’infos
www.allegrofilms.com - site du label producteur du DVD

Le jeu des 7 erreurs

14 septembre 2008 par Eli

Un peu d’humour à la Heifetz…
Voici une assez belle imitation de ce que pourrait donner, joué par un piètre interprète, le premier mouvement du Concerto n°4 d’Henri Vieuxtemps (compositeur belge et professeur d’Eugène Ysaye).

Et tout de même, pour se rincer les oreilles, la “bonne” version (passage correspondant à partir de la première minute) par le même interprète.

A vous de jouer ! Quelles sont les différences (euh… bien plus que sept !)

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Jouer ensemble ? Quelques règles d’or

11 septembre 2008 par Eli

1. Jouez tous le même morceau.

 2. Arrêtez-vous à chaque signe de reprise et discutez longuement pour savoir si l’on reprend ou non (l’auditoire aime beaucoup cela).

 3. Si tu joues une fausse note, jette un regard furieux vers l’un de tes partenaires.

 4. Garde toujours ton tableau de doigtés à portée de main. Tu pourras toujours rattraper les autres.*

 5. Accorde soigneusement ton instrument avant de jouer. Ainsi tu pourras jouer faux toute la soirée avec la conscience tranquille.

 6. Prend ton temps pour tourner les pages (voir règle n°4 : tu pourras toujours rattraper les autres).

lhomme-orchestre.jpg 7. Une note juste au mauvais moment est une fausse note (et vice-versa).

 8. Si tous les autres se trompent sauf toi, suis ceux qui se trompent.

 9. Veille à obtenir le plus de N.P.S. (Notes Par Seconde). Tu gagneras ainsi la considération du public.

 10. Les indications de nuances, de liaisons et d’ornements ne doivent pas être observées. Elles ne sont là que pour embellir la partition.

 11. Si un passage est difficile, ralentis. S’il est facile, accélère. Tout s’arrangera à la fin.

 12. Si tu es complètement perdu(e), arrête tout le monde et dis “Il me semble que nous devrions nous accorder”.

 13. Heureux ceux qui n’ont pas l’oreille absolue, car le royaume de la musique leur appartient.

 14. Si par ta faute l’ensemble a dû s’arrêter, explique en détail pourquoi tu t’es trompé. Tout le monde sera très intéressé.

 15. Une interprétation authentique est réalisée quand il ne reste plus une seule note de l’original.

 16. Trois conseils de Shakespeare pour les musiciens :

  • A rest of silence (Hamlet)
  • My foot my tutor (The Tempest)
  • My kingdom for a semiquaver (Richard III) **

17. Quand tous les autres ont fini de jouer, tu ne dois pas exécuter les notes qui te restent.

18. Une fausse note jouée avec timidité est une fausse note. Une fausse note jouée avec autorité est une interprétation.

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* Le tableau de doigtés doit être une invention anglo-saxonne, ou encore un de ces objets venu du fond des âges que seuls les amateurs utilisent encore. Toujours est-il que je n’ai pas la moindre idée de quoi il peut bien s’agir.

** Ce texte est manifestement traduit de l’anglais, et ici les jeux de mots sont sans doute intraduisibles…