Wieniawski, Caprice op. 18 n°2 pour 2 violons

6 janvier 2009 par Eli

Pour Cindie

Quand les études changent de visage sous les doigts de véritables artistes… il ne nous est donné que d’approcher cette réalité, ou de se la réapproprier.

Henryk Wieniawski (1835-1880) - Études-Caprices pour 2 violons op. 18 n°2
Pinchas Zukerman, violon 1 - Itzhak Perlman, violon 2

Concert de Nouvel An à Vienne

1 janvier 2009 par Eli

Qui ne connaît pas le fameux Neujahrskonzert der Wiener Philharmoniker ? En effet, tous les 1er janvier à 11h15, depuis 1939, a lieu le traditionnel concert de Nouvel An offert par la Philharmonie de Vienne. Difficile de trouver des billets pour ce concert gai et réjouissant, qui chaque année est apprécié non seulement depuis la «Salle Dorée» du Musikverein, mais également par des millions de spectateurs dans une cinquantaine de pays. Les œuvres programmées sont issues de la collection des nombreuses valses de la famille Strauss et de leurs contemporains. A cette occasion, l’orchestre tient à faire part au monde entier de son message d’espoir, d’amitié et de paix. Prosit Neujahr !

Depuis 1958, le concert se termine généralement par trois bis après le programme principal. Le premier est traditionnellement une polka rapide. Le deuxième est la pièce de Johann Strauss II : la valse du Beau Danube bleu, dont l’introduction est interrompue par les applaudissements du public. Les musiciens souhaitent alors collectivement au public une heureuse nouvelle année, puis jouent le morceau suivi par la Marche de Radetzky de Johann Strauss I. Durant cette dernière pièce, le public frappe des mains en rythme et le chef d’orchestre se tourne vers eux pour les diriger conjointement avec l’orchestre. (En 2005, la Marche de Radetzky n’a pas été jouée, par considération envers les victimes du récent tsunami en Asie du sud-est.)

En attendant la parution de la version 2009, dirigée cette fois par le chef israëlien d’origine argentine Barenboïm, voici quelques versions enjouées des années passées. Seul le chef change d’année en année !

Johann Strauss (1804-1849) - Marche Radetzky
Vienna Philharmonic  - Georges Prêtre, direction
Concert de Nouvel An 2008

 

Johann Strauss (1804-1849) - Marche Radetzky
Vienna Philharmonic  - Zubin Mehta, direction
Concert de Nouvel An 2007

 

Et évdiemment, pour les fans de Karajan, la version de 1987 !

Johann Strauss (1804-1849) - Marche Radetzky
Vienna Philharmonic  - Herbert Von Karajan, direction
Concert de Nouvel An 1987

Dvořák, concerto pour violon

26 décembre 2008 par Eli

Œuvre importante de répertoire du violon, le Concerto pour violon d’Antonín Dvořák (1841-1904) reste cependant peu apprécié. Un héritage de Joseph Joachim ?

Écrit à l’automne 1879, ce Concerto est dédié à Joseph Joachim (pour qui Johannes Brahms avait déjà écrit son propre Concerto pour violon op.77) : Dvořák trouve son inspiration après l’avoir rencontré en 1878.

Ayant terminé la première version de l’œuvre (B96), il la présente à Joachim qui, sceptique, lui demande de la retravailler. Celui-ci objecte entre autres la tronction abrupte des tutti orchestraux dans le premier mouvement, l’absence de réelle réexposition, l’enchaînement ininterrompu du premier mouvement au second, et enfin, le côté répétitif du dernier mouvement. (rien que ça ! on serait découragé pour bien moins…)

Finalement, Jan Ondříček créera la pièce le 14 octobre 1883 sous la direction de Moric Anger. En fait, Joachim ne jouera jamais l’œuvre (tout en se prévalant d’en avoir fait éditer la partie de violon solo…).

Antonín Dvořák - Concerto pour violon op. 53 B108 (Allegro ma non troppo)
Maxim Vengerov, violon
New York Philharmonic - Kurt Mazur, direction

Un joli concerto pour la Nuit de Noël

24 décembre 2008 par Eli

Le Concerto grosso en sol mineur op.6 no.8 d’Arcangelo Corelli, Concerto pour la nuit de Noël, a été commandé par le cardinal Pietro Ottoboni. C’est l’un des Douze Concerti Grossi op.6, publiés en 1714, après la mort du compositeur.  Ce concerto en sol mineur porte les mentions “Fatto per la notte di Natale” (fait pour la nuit de Noël).

Composé vers 1680 ( Georg Muffat en aurait entendu des extraits dès 1681), ce concerto oppose un groupe de trois solistes, le concertino, composé de deux violons et un violoncelle, au reste de l’orchestre, appelé Concerto grosso ou Ripieno.

Arcangelo Corelli (1653-1713) - Concerto per la notte di Natale
(Concerto Grosso en sol mineur Op. 6 n°8)
Europa Galante - Fabio Biondi, direction

La Campanella : Kogan, Fischer ou Josefowicz ?

23 décembre 2008 par Eli

A l’heure où commencent à résonner les grelots du traineau du Père-Noël, une petite cloche, clochette magique, ou diabolique, sortie de l’imagination virtuose d’un Niccolò Paganini (1782 - 1840) donne bien du fil à retordre aux violonistes. Quelques versions à mettre face à face, Kogan, Fischer, Josefowicz.

Niccolò Paganini - Concerto pour violon en si mineur No. 2, final (La Campanella)
Leonid Kogan, violon jouant sur Il Cannone, le violon de Paganini
http://fr.youtube.com/watch?v=ql_g6ZSMhn8
(vidéo désactivée)

 

Niccolò Paganini - Concerto pour violon en si mineur No. 2, final (La Campanella)
Julia Fischer, violon - Royal Concertgebow Orchestra
http://fr.youtube.com/watch?v=KR54wOtknd4
(vidéo désactivée)

 

Niccolò Paganini - Concerto pour violon en si mineur No. 2, final (La Campanella)
Leila Josefowicz, violon - John Williams, direction (en 1991)

Enjoy staccato !

15 décembre 2008 par Eli

Le staccato est un coup d’archet typiquement violonistique qui consiste à jouer en un seul coup d’archet, de préférence poussé, un nombre incalculable de notes courtes à une vitesse élevée.
(je ne pense pas qu’il faille le préciser, mais c’est un coup d’archet des plus délicats !)

Dans cette pièce célèbre du compositeur roumain Grigoraş Dinicu, Heifetz s’amuse à jouer ses staccatos invariablement dans le sens tiré ou poussé… Rien à dire, tout est parfaitement sous contrôle, comme toujours avec cet artiste, d’ailleurs. Dans la partie centrale, il fait montre d’assez bien de fantaisie en donnant un esprit tzigane et des couleurs légères et virtuoses à ses trilles.

Il est à noter qu’à l’époque, la mode est au violoniste star. Le pianiste ne prend même pas la peine de saluer après sa prestation, de toute façon, on n’a d’yeux que pour Heifetz (et d’ailleurs, celui-ci semble complètement ignorer son accompagnateur : pas d’accolade, ni le moindre regard complice).

Grigoraş Dinicu - Hora Staccato (transcription de Heifetz)
Jascha Heifetz, violon - Emanuel Bay, piano 

Le boeuf sur le toit

8 décembre 2008 par Eli

Récemment, à l’occasion d’un séjour parisien, j’ai eu le bonheur de découvrir une enseigne extraordinaire, à la fois historique et gastronomique : le restaurant “le Boeuf sur le toit”, sis 34, rue du Colisée.

Derrière Cocteau, toute l’avant-garde des arts et des lettres a un jour embarqué à bord de ce paquebot de style Art déco qui doit son nom à un refrain brésilien (” O boi no telhado “).
Boiseries de chêne et miroirs gravés, peintures, sculptures, photos et comptoir en acajou : on y pénètre par un sas tout de marbre vêtu où crustacés et coquillages font banquette dans leur écrin de glace.

Et c’est avec beaucoup de plaisir que je vous fais partager cette oeuvre de Darius Milhaud, le “Boeuf sur le toit”, une musique initialement destinée à accompagner un film muet de Charlie Chaplin (”cinéma-fantaisie” pour violon et piano).

 

Darius Milhaud (1892 - 1974) - Le boeuf sur le toit
Leonard Bernstein, direction - Orchestre National de France

 

Plus d’infos
boeufsurletoit.com - site de présentation du restaurant

Violin Academy

7 décembre 2008 par Eli

Un Festival d’été, juste quelques jeunes en vacances avec leur violon. Cela se passe en Chine. L’énoncé de la Great Wall International Music Academy est très clair : “A Summer Festival and School for the Next Generation of String Soloists in Beijing, China”. En quelque sorte, c’est la “star academy”, version chinoise !

Niccolò Paganini - Moto Perpetuo op. 11
Les participants à la Great Wall International Music Academy (2006)

 

Niccolò Paganini - Moto Perpetuo op. 11
Yehudi Menuhin, violon - Adolph Baller, piano

 

Niccolò Paganini - Moto Perpetuo op. 11
Version “Paganini des Iles” par Raphou des Bois

 

Plus d’infos
greatwallacademy.org - site de la Great Wall International Music Academy

La Fontaine d’Aréthuse

1 décembre 2008 par Eli

Une pièce contemporaine à l’époque de Jacques Thibaud, enregistrée ici en 1936 : l’oeuvre de Szymanovski ne date que de 1915.

Karol Szymanovski (1882 - 1937) - La Fontaine d’Aréthuse, extraite des Mythes op. 30
Jacques Thibaud, violon


La Fontaine d’Aréthuse à Syracuse, en Sicile
Cette fontaine représente la légende de la nymphe grecque Aréthuse.
Pour échapper à Alphée (dieu d’un fleuve qui la poursuivait), la nymphe se jeta dans la mer sur la côte grecque, fut changée en source par la déesse Artémis et réapparut ainsi à la surface dans l’île d’Ortygie. C’est un lieu rempli de charme et de fraîcheur dans une atmosphère de bleu et de verdure. Dans l’Antiquité, les monnaies de Syracuse étaient frappées de la tête d’Aréthuse entourée de poissons.

 

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La Fontaine d’Aréthuse à Syracuse, en Sicile

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La Fontaine d’Aréthuse à Syracuse, en Sicile

 Source des photos : picasaweb.google.com

Kremer/Maisky ou Oistrakh/Rostro dans le Double de Brahms ?

27 novembre 2008 par Eli

Johannes Brahms (1833 - 1897) a écrit ce “double” concerto pour violon, violoncelle et orchestre en 1887, alors qu’il avait initialement l’intention d’écrire un concerto pour violoncelle pour son ami Robert Hausmann.  La petite histoire veut que la partie de violon soit dédiée à son ami de longue date, le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il s’était accroché à l’occasion de son divorce (il avait pris la défense de son ex-femme). Voici donc comment Brahms détourne cette oeuvre dans un but de réconciliation.

Johannes Brahms - Double Concerto pour violon et violoncelle op. 102
(troisième mouvement : Vivace non troppo)
Gidon Kremer, violon - Mischa Maisky, violoncelle
Leonard Bernstein, direction - Wiener Philharmoniker

 

Johannes Brahms - Double Concerto pour violon et violoncelle op. 102
(troisième mouvement : Vivace non troppo)
David Oistrakh, violon - Mstislav Rostropovich, violoncelle
Kirill Kondrashin, direction - Moscow Philharmonic

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