Conservamus

24 septembre 2009 par Eli

Aux dernières nouvelles, il paraît qu’une partie du mur du bureau du directeur du Conservatoire Royal de Bruxelles (rue de la Régence) s’est écroulé et qu’ils ont dû fermer une partie du bâtiment hier ! Des péripéties assez communes ,finalement, entre les fenêtres fissurées et le désamiantage des caves…

Conservamus, à savoir CONSERVA(torium) MUS(ica), voici le doux nom d’une asbl qui s’est constituée le 21 mars 2007, tente de débloquer la situation déplorable dans laquelle croupit cette institution nationale, vouée à une utilisation bi-régionale et donc soumise à des subsidiations des deux communautés (française et flamande de Belgique, voilà qui ne rend pas les choses simples). Le 29 octobre prochain, une fête sera d’ailleurs organisée dans le Conservatoire à l’occasion du début du projet de rénovation, initié par l’asbl Conservamus et financé par une association du publique-privé, “une société anonyme de droit public avec des objectifs sociaux”, à hauteur de 40,5 millions d’euros (à force de laisser pourrir les choses…). N’hésitez donc pas à soutenir ce projet.

L’association conservamus a pour but de promouvoir, d’encourager et d’assurer la sauvegarde, l’entretien, la conservation, la restauration et la mise en valeur du monument, du site et de l’ensemble architectural que constitue le Conservatoire Royal de Bruxelles – het Koninklijk Conservatorium van Brussel, situé dans l’axe de la rue de la Régence, du Petit Sablon et de la rue aux Laines à 1000 Bruxelles, lequel abrite, entre autres, la salle de concerts et la bibliothèque du Conservatoire, et de sensibiliser le public à la nécessité de conserver l’ensemble immobilier précité ainsi que les collections, les espaces et les institutions patrimoniales et culturelles qu’il abrite, pour les générations futures.

Le bâtiment du Conservatoire Royal, sis 30 rue de la Régence, abrite les locaux de notre enseignement musical francophone et flamand dans la capitale (européenne). Il est d’une grande valeur, tant architecturale qu’historique, comme en atteste le document suivant : http://www.conservamus.be/geb_hist.html

Aussi, si vous souhaitez, tout comme moi, faire part de votre étonnement ou de votre désapprobation quant à l’état dans lequel est laissé notre Conservatoire, signez cette pétition :
http://www.petitiononline.com/KCBCRB02/petition.html

Voici la Grande Salle du Conservatoire, où nos étudiants musiciens font leur premières planches artistiques, mais c’est également un endroit fort couru en musique classique, puisqu’une saison de concerts assez fournie y est organisée (cette salle se prêtant admirablement à l’intimité des concerts de musique de chambre). Le Concours Musicale (international) Reine Élisabeth y accueille également les préliminaires et demi-finale de ses sélections.

grande-salle.jpg

Les panneaux de ton beige, placés sur les côtés de la scène, n’ont d’autre objectif que de camoufler l’état pitoyable des murs. Quant aux balcons, …le troisième étage (le pigeonnier, comme on l’appelle) est définitivement fermé (trop dangereux!).

(cliquez sur la photo pour l’agrandir)

Plus d’infos
conservamus.be
- site de l’asbl Conservamus
conservatoire.be - site du Conservatoire Royal de Bruxelles, École Supérieure des Arts
kcb.be - site du Koninklijk Conservatorium van Brussel

Je ne comprends pas

22 septembre 2009 par Eli

rawitz.jpgDans la nuit du 29-30 août 2006, deux sauvages massacraient Benjamin Rawitz, ce merveilleux pianiste au coeur d’or. Un meurtre d’une violence incroyable (la victime ayant été tabassée à mort, son visage ayant été rendu méconnaissable)…

Voici le rappel des faits : dhnet.be/infos et dhnet.be/infos

Je ne comprends pas pourquoi… ce tragique épisode, considéré sans doute comme un simple “fait-divers”, ne justifiait pas un enfermement et un encadrement adapté des auteurs des faits ?

Placé dans une IPPJ, puisqu’il était mineur lors du meurtre de Beny (où en est l’enquête d’aileurs?  quel jugement a été rendu dans cette “affaire” ?),  l’un des tueurs bénéficie de sorties non encadrées trois ans plus tard ! (quid de son complice, je n’en sais rien)

Quand on pense à la sauvagerie du meurtre de B.Rawitz, comment peut-on affirmer que ce jeune puisse être “guéri” trois ans plus tard et le relâcher dans nos rues ?

Le résultat (il y a gros à parier…) à ce jour : le tueur a de nouveau frappé, trois victimes supplémentaires, à savoir son ex-copine, sa fille et la grand-mère…
www.rtlinfo.be/info

Je ne comprends pas…
Qui a diagnostiqué ce jeune comme totalement guéri et inoffensif ?
(Quant à la question de savoir s’il a été suffisamment puni pour son acte crapuleux …)
Qui a autorisé sa sortie, sans aucune surveillance (dans le cadre d’un projet pédagogique?) ?

Les psychologues, les éducateurs et le juge de la jeunesse avaient donné leur autorisation à cette sortie destinée à retisser les liens familiaux”rtlinfo.be/info
Mais on lit plus loin que “Seule une IPPJ peut accorder une autorisation de sortie dans le cadre du projet pédagogique du mineur. Le juge de la Jeunesse ne peut intervenir dans cette décision“, a expliqué la substitut du procureur du Roi Estelle Arpigny, porte-parole au parquet. rtlinfo.be/info

 

A moins que tout cela ne soit qu’un amalgame de fausses informations divulguées par les médias (RTBF, Judaïca, Le soir, RTL, etc.) ?

 

Pour apaiser les esprits, voici quelques extraits sonores (Benjamin Rawitz, piano - Janos Mate, violon), disponibles ici : www.plattenladen.com/product_info.php

Merci Beny pour tout ce que tu as transmis, musicalement et humainement, à bon nombre d’entre nous, diamétralement à l’opposé de ceux qui t’ont enlevé la vie, vraiment sans cœur, dépourvu de toute humanité.

Source de l’image, page consacrée à l’artiste : www.farao-classics.de

Hahn-Bin à la Une

2 septembre 2009 par Eli

On connaissait déjà Hilary Hahn, voici à présent Hahn-Bin, un violoniste coréen prometteur, mais visiblement assez distrait. En effet, ce protégé d’Itzhak Perlman  vient de gagner en 2008-09 le premier prix (Peter Marino Debut Prize)  des “Young Concert Artists International Auditions”, et fera ses débuts cet automne au Carnegie’s Zankel Hall de New York (dans le cadre de la série des Young Concert Artists) ainsi qu’au Kennedy Center’s Terrace Theater de Washington.

Mais si Hahn-Bin fait la Une des médias en ce moment, c’est qu’il a récemment oublié son violon (un Giovanni Francesco Pressenda) dans le taxi qui le ramenait à son domicile New Yorkais. Et oui, il n’y a pas que les Stradivarius qui valent une  petite fortune : lorsque le violoniste a immédiatement contacté la police pour leur indiquer la perte de cet instrument d’une valeur de 500.000 $, on lui a répondu “vous voulez dire plutôt un violon de 500 $” !

Comment en arrive-t-on à une distraction aussi incroyable ?

Certes pas unique (ajouterait-il de l’eau au moulin, des “les artistes sont si distraits”), le cas de ce violoniste est tout à fait compréhensible, même s’il reste étonnant. Voici les circonstances entourant cette histoire :

Après avoir donné un concert le dimanche dans les Hamptons, Han-Bin pris un bus jusqu’à Lincoln Center  et de là un taxi jusqu’à son appartement de Chinatown, y arrivant le lundi à 12h40, exténué. Ce n’est qu’après avoir pris sa douche, qu’il remarqua son oubli et appela alors son professeur, puis le 311. Heureusement, il ne fallut qu’une douzaine d’heures pour que le violoniste et l’instrument soient réunis, grâce à la technologie GPS ! En récompense de ces retrouvailles rapides, il offrira prochainement un concert à Dalbir Singh, le chauffeur de taxi !!! (Hahn-Bin avait également oublié sa carte de crédit ! )

La morale de l’histoire

Losing an instrument is a greatest fear, even more than making a mistake on stage. To lose an instrument is devastating.
Hahn-Bin

Rappelons que le célèbre violoncelliste Yo Yo Ma avait également oublié son Stradivarius ($ 4 millions) en 2001 dans un taxi New Yorkais.

Plus d’infos
hahn-bin.com - site du violoniste Hahn-Bin

Jeune prodige = artiste en devenir ?

1 septembre 2009 par Eli

 

Un artiste véritable est un être qui a des sentiments, des pensées et un comportement noble. Il doit avoir une grande musicalité, une interprétation impeccable et un bon caractère. Shinichi SUZUKI

 

Voici un petit prodige canadien, Marc-André Gauthier (né en 1978), capté à l’âge de onze ans dans le Concerto no.2 de Wieniawski avec le Longueuil Symphony Orchestra.

Beau violon, justesse appréciable, technique saine. A onze ans, Marc-André avait certainement développé une solide passion pour cet art. Pourtant, cela ne semble pas l’avoir propulsé sur le chemin de la gloire (même si son parcours est tout à fait enviable) : combien de ces prodiges traversent-ils les méandres tumultueux les conduisant à l’âge adulte ?

Pour faire davantage connaissance avec ce violoniste, découvrez son site web qui regorge d’extraits musicaux. Merci à lui pour ces moments “libres de droits”.

Plus d’infos
www.marcandregauthier.com
- site internet du violoniste Marc-André Gauthier