La Follia, d’après Corelli
Que de beautés dans ces Folies d’Espagne (venant pourtant initialement du Portugal !), composée par l’italien Arcangelo Corelli.
Le version présentée ici, dans une lecture “authentique” est très agréable à l’écoute (malgré l’usure endurée par les nombreuses écoutes de cette célébrissime pièce) et intelligemment décorée tout au long de ses variations. Malheureusement elle est découpée en deux moitiés, en raison de la limitation des vidéos à 10 min. par youtube.
Arcangelo Correli - Sonate pour violon et basse continue op.5 no.12 “La Follia”
Stefano Montanari, violon
Accademia degli Astrusi - direction musicale : Federico Ferri
S. Montanari
Issus de l’Institut “G. Verdi” de Ravenna, le violoniste Stefano Montanari est très actif dans le domaine de la musique ancienne, et a collaboré entre autres avec des pointures telles que Christoph Rousset, Alan Curtis, Giovanni Antonini, Alfredo Bernardini, Gaetano Nasillo, Temenusca Vessilinova and Ottavio Dantone.
Bonus
Pour les irréductibles, rétifs aux interprétations “modernes” baroques, voici la “même” musique dans un style ancien, par le violoniste et compositeur roumain Georges Enescu (professeur de Yehudi Menuhin). Je ne porte bien entendu pas de jugement sur l’exécution de ce merveilleux musicien, qui joue dans les goûts et avec la science de son époque.
Arcangelo Correli - Sonate pour violon et basse continue op.5 no.12 “La Follia”
Georges Enescu, violon
(arrangement de Fritz Kreisler, si je ne me trompe…)
Plus d’infos
www.folias.nl - site extrêmement précis et très bien documenté
13 août 2009 à 9:53
J’avoue que cette musique m’ennuie un peu. Mais l’interprétation de l’Accademia degli Astrusi est remarquable, très énergique même si parfois un rien maniérée, comme le sont parfois les baroqueux. J’aime également la version d’Enescu. C’est la première fois que j’entends un enregistrement de lui: remarquable violoniste, même si le jeu est sans doute daté. Evidemment, ici, on perd le caractère baroque, mais la vision, plus sobre, me plaît assez également.
13 août 2009 à 11:01
L’ennui… C’est toujours le problème des variations, ne pas lasser l’auditeur ! Mais il faut dire qu’ici la tâche est d’autant plus difficile, vu l’ostinato harmonique.
D’Enescu, j’ai l’intégrale des Sonates et Partitas pour violon seul de Bach, la première du genre, je crois. Malgré toutes les limitations des supports sonores, on peut se rendre compte de la qualité de nos ancêtres violonistes. Peut-être avons-nous progressé du point de vue de la perfection technique (quoique, difficile de comparer, ils ne jouaient pas dans les mêmes conditions que nous), peut-être a-t-on davantage de connaissances musicologiques, mais d’un point de vue humain, je crois qu’ils ont encore beaucoup à nous apprendre.
24 août 2009 à 9:26
musique d’outre tombe musique intemporelle
jouée les yeux férmésd’un archet immobil
musique d’un archange et musique eternelle
vibrato surané mais si doux si tranquil