Concours Reine Elisabeth : les belges entrent en piste
C’était le grand jour pour nos belges au concours. Cet après-midi, dans un ensemble de prestations plutôt en-deça de ce qu’on attendait, on a pu apprécier l’excellente justesse de Jolente de Maeyer. Ce soir, c’était au tour de Lorenzo Gatto de conquérir le public qui, faut-il le souligner, était venu en nombre. Son programme comportait le Grave et la Fugue (entâchée d’une horrible coupure cette année) de la seconde sonate de Bach, le premier mouvement (imposé) du Premier Concerto de Bela Bartok (qui souffre tout de même un peu de sa réduction au piano, malgré la qualité remarquable de la prestation de notre autre belge, accompagnatrice officielle du Concours, Eliane Reyes) et deux caprices, le onzième (qui lui avait déjà été demandé en 2005) et le cinquième (dont la vitesse était un rien excessive ?), le temps de nous rappeler les origines italiennes du candidat.
Cette interview a été réalisée à l’occasion d’un concert donné par Lorenzo Gatto avec deFilharmonie, sous la direction de Philippe Herreweghe. Relevons au passage que notre candidat est bien bilingue…
6 mai 2009 à 9:00
La prestation de Jolente vue par Martine D. Mergeay dans le Libre Belgique :
http://www.lalibre.be/culture/musique/article/500362/jolente-au-naturel.html
6 mai 2009 à 9:01
Et Lorenzo, le magnifique dans Le Soir par Michèle Friche (j’aurais préféré, dans le même style, “Lorenzo le Conquérant”, car on pouvait ressentir qu’il livrait vraiment bataille hier soir)
http://www.lesoir.be/culture/musiques/concours-reine-elisabeth-2009-05-06-704751.shtml
6 mai 2009 à 9:13
Lors de la précédente session, voici ce qu’indiquait Nicolas Blanmont à propos de Lorenzo Gatto dans La Libre Belgique : Chemise blanche immaculée, brushing impeccable, seul le feu aux joues trahit chez Lorenzo Gatto (18 ans) l’importance du moment.
Son concerto de Dvorak est empreint d’autorité et de maîtrise, mais aussi de lyrisme. Lyrisme puissant également pour un Bach souverainement conduit, fût-ce très loin des enseignements de l’école baroqueuse. Gatto est un vrai musicien: ses caprices de Paganini (11 et 15) ont la virtuosité requise, mais aussi le charme, l’élégance une touche d’humour et même ce qu’on peut y trouver de musique.
7 mai 2009 à 9:37
Et la critique de sa prestation 2009, dans la Libre Belgique, par Martine D. Mergeay :
http://www.lalibre.be/culture/musique/article/500608/lorenzo-le-lion-au-reine-elisabeth.html
9 mai 2009 à 15:03
Tu as pu les écouter?
9 mai 2009 à 15:46
En 2009 oui, et Lorenzo en 2005 aussi.
10 mai 2009 à 0:34
Et qu’en penses-tu?
10 mai 2009 à 10:29
Le mieux est de se faire une idée par soi-même n’est-ce pas ?
Alors, pour les réécouter, voici le podcasting de la RTBF :
http://podcasting.rtbf.be/previsu/index.htm?th=&key=cmireb
On peut aussi y écouter, la même après-midi que Jolente, le japonais Yusuke Hayashi, dont le Bach, loin d’être insipide, fait entendre de très subtiles sonorités.
16 mai 2009 à 23:51
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