Artiesten parcours d’artistes
La culture, c’est la diversité
La diversité est une richesse
Ensemble, enrichissons Bruxelles
Ce week-end, les 25 & 26 avril 2009 de 11h à 18h, il fera bon se promener à Jette à la découverte de plus de 400 artistes.
Ateliers, espaces d’exposition, peintures, sculptures, photos, graffitis, musique : Jette sous le signe de l’art, c’est “un événement artistique issu d’un partenariat unique entre les différentes communautés mais aussi entre jeunes et plus âgés”.
Dans cet esprit, il m’a semblé tout à fait en adéquation avec la philosophie du Parcours, de réunir des élèves (enfants, ados ou adultes) de ma classe de violon/alto à l’Académie Luytgaerens ainsi que de celle de Stijn Kuijpers, professeur de violoncelle à la Muziekacademie Van de Moortel (côté flamand de ce même bâtiment).
En parcourant la brochure, vous trouverez dès lors à la page 251 (dans le chapitre réservé aux “animations”), sous l’appellation “Concert de violon”, une prestation autour de la musique baroque, qui se tiendra le dimanche 26 avril de 15h30 à 16h15 à l’Abbaye de Dieleghem, rue Tiebackx 14.
A ne pas rater ;-)))
Au programme, une vingtaine d’élèves vous proposeront des Menuets de Bach ou Boccherini, un Concerto de Vivaldi pour 2 violons, une Musette de Bach, le Canon de Pachelbel ou encore le Concerto pour violon en la mineur de Bach.
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Ce parcours d’artistes est une organisation du Collège des Bourgmestre et Échevins de Jette, à l’initiative des Échevins des Communautés flamandes et françaises, du Gemeenteschpascentrum Essegem et du Centre culturel Armillaire, avec le soutien de la Commission Communautaire Française et de la Vlaamse Gemeenschapscommissie.
Plus d’infos
artiestenparcoursdartistes.be - site de l’événement (à noter que la mention de cette prestation n’apparaît pas comme activité de l’Académie, no comment !)
21 avril 2009 à 0:21
…En espérant que ça ne se passe plus comme l’an dernier: les gens y mangeaient et buvaient en parlant sans se soucier le moins du monde des musiciens en train de jouer! Du moins sur le lieu où les élèves (dont un des miens) prestaient. Cas isolés? En tout cas, j’ai décidé de ne présenter personne cette année..
22 avril 2009 à 23:35
“La culture c’est la diversité”
?
Etes-vous d’accord ?
23 avril 2009 à 0:33
Ça dépend de ce que l’on entend par diversité. Si c’est pour présenter de la techno ou des graffitis comme étant de la culture, non merci! Et tant pis si je passe pour un vieux réactionnaire/conservateur/intolérant/élitiste/et autres co… du genre…
23 avril 2009 à 10:11
Merci de souligner ce petit encart, qui apparaît à la première page de la brochure, et qui m’a également fait tiquer… (La culture, c’est la diversité, La diversité est une richesse, Ensemble, enrichissons Bruxelles).
Diversité (> du latin diversitatem, de diversus, divers), effectivement un mot très “in”, mis un peu à toutes les sauces (je dirais presque autant que le mot “citoyen”).
diversité.be est le nom de domaine du Centre pour l’Egalité des Chances…
On peut aussi parler de la sauvegarde de la diversité biologique.
D’après wikipedia, “La diversité est état qui indique une pluralité, ce terme est utilisé principalement dans le cadre de deux paradigmes :
- La diversité culturelle qui est la constatation de l’existence de différente cultures.
- La biodiversité et diversité génétique sont les constatations de l’existence de multiples formes de vie dans la nature.
Ce terme s’applique aussi de plus en plus en France à la valorisation de personnes, en majorité issues de l’immigration extra-européenne et dont les origines se situent hors du territoire national actuel, ou plus généralement, des minorités ethniques, dites également minorités visibles : ce terme est un sujet récurrent de polémique concernant, par exemple, la diversité des présentateurs de télévision ou des acteurs de cinéma que la diversité des personnalités politiques françaises.”
Je pense cependant qu’il faut le comprendre, dans ce cas-ci, comme étant la diversité des formes d’art : arts de la scène, arts graphiques, arts visuels, musique, danse etc.
Par contre, je déplore un peu le fait que nos petits concerts fassent partie d’une rubrique “animations” dans la brochure officielle, comme si finalement la musique servait à donner vie aux lieux qui nous accueillent…
23 avril 2009 à 12:41
A mon sens, cette phrase -aux allures de syllogisme- qui ouvre le livret reprenant le programme du parcours d’artistes dans la commune de Jette est très « dans l’air du temps », mais un peu lapidaire et réductrice quand même. Elle pose en (très) peu de mots les poncifs du politiquement correct en matière culturelle et artistique.
Dans sa version soft, on pourra n’y voir que la mise en valeur de disciplines qui s’exposent côte-à-côte, musique(s), peinture, dessin, céramiques, etc. Et ceci est très bien.
Dans sa version hard, on peut y voir aussi un mille-et-unième hymne au «multiculturel» - («multiculturel» faisant partie de ces termes qui, comme «citoyen», s’accolent aujourd’hui à tout et n’importe quoi pour faire respectable : Eli a tout-à-fait raison). Que le métissage, la rencontre, l’entrechoc dans le dialogue, aient toujours été vecteurs de progrès dans l’histoire de l’humanité, nul ne songera à en disconvenir ; mais cela suppose qu’avant d’aller à la rencontre de l’Autre, l’on soit fort du bagage de son identité propre, initiale, de base! Et ça, on oublie trop souvent de le dire. On saute volontiers cette étape de base, rigoureusement fondamentale. Résultat : du saupoudrage et de la juxtaposition, où l’on ne peut mesurer ni même être conscient de ce que qui doit à quoi, ou l’inverse. Alors que pour être pertinente, la démarche multiculturelle demande une assise initiale solide de sa propre culture, et une approche ordonnée des choses (et non juxtaposée) : un peu à la façon de cercles concentriques, ou comme une tache d’huile, qui gagne de proche en proche le monde qui l’entoure. Etre multiculturel suppose d’abord et avant tout d’être culturel tout court, je veux dire uniculturel, de connaître solidement SA culture à soi ; puis, d’uniculturel, on devient biculturel (on connaît ça, en Belgique!), puis tri- / quadri- culturel, …et ainsi de suite. Or, qu’est-ce que je vois ? Je vois pas mal d’élèves qui auront écouté ou pratiqué des musiques traditionnelles de bien loin, des «musiques du monde» comme on dit (et vive le djembé), ou du rap (la seule musique(?) qui s’écrit avec une seule note) ; mais ces mêmes élèves seront très souvent incapables de distinguer Bach de Schubert, ou Monteverdi de Debussy. Ils entendront la différence entre les styles des ces compositeurs, ça oui, mais ne pourront pas faire correspondre les noms aux pièces, faute d’avoir jamais entendu du Bach, du Schubert, du Monteverdi ou du Debussy. En fils et filles de l’Occident que nous sommes (ne nous en déplaise!), ne serait-il pas normal, je dirais même judicieux, de connaître Beethoven AVANT les polyphonies des Andes ou les percussions africaines ou japonaises ? Et ceci, tout simplement pour MIEUX aborder ces dernières, et donner par là-même à la démarche multiculturelle toutes ses chances, je veux dire toutes les chances d’être la plus consciente et la plus pertinente possible (du latin «pertinere», atteindre, toucher) ??
J’en reste absolument persuadé : on ne va valablement vers l’Autre que si l’on se connaît bien soi-même.
Diversité, oui, mais de la façon décrite ci-avant.
Enfin ceci : au nom de la tolérance, l’hymne au multiculturel et à la diversité aboutit parfois aussi à un refus de classement de valeur ou de qualité : pas question de juger, voyons!(quelle impudence!) et d’arbitrer entre les productions. C’est l’effet «c’est mon choix» : je préfère un titre de Gainsbourg à une symphonie de Mozart ? un texte d’une chanson de Brassens à un poème de Baudelaire ? un graffiti de banlieues à un Rubens ou un Monet ? Et alors ??? « C’est mon choix ! »,vous répondra-t-on. Et ne tentez pas de suggérer qu’une production puisse être supérieure à l’autre, on vous taxera de fasciste ou d’élitiste. Lel a raison, c’est comme ça que ça se passe.
Or, on le sait : si tout se vaut, rien ne vaut.
Moi, je rappellerai ça jusqu’à mon dernier souffle.
Pour en revenir à notre parcours d’artistes, je vois donc, Chère Eli, que les compositeurs au programme de ta participation, en collaboration avec ton collègue de l’académie néerlandophone (bravo!) sont : Bach, Boccherini, Vivaldi, Pachelbel.
Merci, merci, merci…
23 avril 2009 à 14:44
Ceci dit, dans les graffitis, il y a aussi de belles choses, mais ce n’est pas une généralité… Enfin, c’est mon ch.., heu, avis.
23 avril 2009 à 22:08
24 avril 2009 à 15:44
Pour protéger un graffiti de Bansky, des résidents d’un quartier ont mis un cadre autour de l’oeuvre : http://www.artclair.com/site/archives/e-docs/00/00/FB/5D/document_article.php
24 avril 2009 à 22:18
Dommage qu’il n’y ait pas de photo de son oeuvre sur artclair…