Jeu d’archet

14 mars 2009 par Eli

Il est de ces violonistes que rien ne perturbe… Il est d’autres violonistes qui sont tellement concentrées… Il est des violonistes avec une technique d’archet admirable… Il en est d’autres avec une justesse irréprochable…  Enfin, voici une violoniste avec un jeu d’archet assez…

Fritz Kreisler - Tambourin Chinois
?

Merci à Nicolas B.

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Yehudi Menuhin, le violon du siècle ?

12 mars 2009 par Eli

En cette journée du 12 mars 2009, nous commémorons les 10 ans de la disparition de Yehudi Menuhin (1916-1999), et c’est à cette occasion que de très nombreux hommages lui sont rendus en ce moment.

Chaque jour jusqu’au 20 mars, découvrez gratuitement de nombreux documents vidéos sur ce violoniste hors-pair sur le site internet medici-tv.

Egalement à ne pas manquer, sur la chaîne de télévision Arte, de nombreuses émissions seront consacrées à l’artiste :
- “Yehudi et Jeremy Menuhin” (père et fils) passera ce dimanche 15 mars 2009 à 9h35 (ou mercredi 18 mars à 6h)
- “Menuhin interprète le concerto pour violon de Beethoven” ce dimanche 15 mars à 10h30 (ou vendredi 20 mars à 6h, ou jeudi 26 mars à 6h)
- “Hommage à Yehudi Menuhin” ce dimanche 15 mars à 19h
- “Menuhin à Hollywood” sera diffusé ce lundi 16 mars à 22h55 (ou dimanche 22 mars à 6h)
- “Menuhin / Oistrakh” le dimanche 22 mars à 10h05

Sur la chaîne Mezzo, le mardi 17 mars à 12h45 assistez au concert “Menuhin 1947 Concert, Hollywood Symphony Orchestra, Antal Dorati”.

 

Un extrait musical émouvant

Johann Sebastian Bach (1685-1750) - Concerto pour violon en la mineur BWV1041
Second mouvement (Andante)
Yehudi Menuhin, violon - Orchestre Symphonique de Paris, Pierre Monteux
Enregistré le 21 février 1936

 

Quelques lectures incontournables…

menuhin-la-legende-du-violon.jpgLa légende du violon (Flammarion) - Lire l’article consacré à cette réédition

menuhin-voyage-inacheve.jpgLe voyage inachevé (Seuil) - Lire l’article consacré à ce livre

menuhin-ame-archet.gifL’âme et l’archet (Alice - RTBF Liège) - Entretiens “Noms de dieux” avec Edmond Blattchen

“Le silence est la condition de la musique. Il permet la méditation, l’acceptation de l’univers par l’être qui le contemple. Sans un silence préalable, il n’y a pas de musique.”

Marie Hall (1884-1956)

10 mars 2009 par Eli

marie-hall.jpgLa violoniste française Marie Hall (1884 - 1956), née Marie Pauline Hall à Newcastle upon Tyne (Angleterre), reçoit ses premières leçons de son père, harpiste dans l’orchestre de la Carl Rosa Opera Company. Elle étudie également auprès d’un professeur “local”, Hildegarde Werner. Enfant, Marie est transbahutée à travers  tout le pays avant que finalement, la famille ne  s’installe pour quelques années à Guarlford, un petit village près de Malvern.

Agée de neuf ans, Marie Hall est entendue par Émile Sauret, qui conseille à ses parents de l’envoyer à la Royal Academy of Music de Londres. Plutôt que de suivre cet avis éclairé, les parents de Marie confient son apprentissage musical à des pédagogues renommés, parmi lesquels on trouve Edward Elgar (en1894), August Wilhelmj (à Londres en 1896), Max Mossel (à Birmingham en 1898), ainsi que le professeur Kruse (en 1900, à Londres).

En 1901, sur la recommandation de Jan Kubelik, Marie Hall se rend à Prague pour étudier auprès de l’ancien maître de celui-ci, Otakar Ševcík. Elle y joue pour la première fois en novembre 1902, puis à Vienne en janvier 1903 et fait ses débuts à Londres le 16 février de cette même année, recueillant un franc succès dans chacun de ces lieux.

On se plaît à saluer la technique admirable de Marie Hall, certainement  attribuable à l’enseignement de Ševcík. Même si son apparence physique ne le laisse pas présager, elle s’est révélée une artiste particulièrement résistante, au point de s’engager dans de longues tournées ou réaliser des programmes exigeants sans accuser la moindre fatigue. Cette artiste est l’heureuse dédicataire de l’une des plus belles page du compositeur Ralph Vaughan Williams, The Lark Ascending, pièce dont elle donnera la première exécution publique en 1921 sous la direction d’Adrian Boult (au Queen’s Hall).

(d’après un article en anglais de wikipedia)

Son violon

Marie Hall a joué durant près de cinquante années le Stradivarius Viotti, qui à sa mort a été transmis par héritage à sa fille, Pauline Baring. Vendu en 1968 par l’intermédiaire de Sotheby’s, il devient alors la propriété de l’homme d’affaires Jack Harrison pour la somme record de vingt-deux mille livres sterling. Celui-ci le vend ensuite par l’intermédiaire de W. E. Hill & Sons en 1974, mais l’instrument est, une nouvelle fois, mis aux enchères chez Sotheby’s en 1988. Il atteint alors le nouveau prix record de quatre-cent soixante-treize mille livres sterling. L’acquéreur est le violoniste amateur brésilien, Geraldo Modern, qui, au bout de quelques années seulement, le revend à la Fondation ChiMei, son actuel propriétaire. Lire la vraie histoire du Stradivarius Viotti (à ne pas confondre avec celle inventée par Jean Diwo dans son livre “Moi, Milanollo, fils de Stradivarius”)

 

Ferdinand Ries - Perpetuum mobile pour violon et piano
Marie Hall, violon (1904)

A propos de la photo : Marie Hall et son Styradivarius Viotti (1709), une carte postale de 1905.
(source : New York Times)

No comment …

9 mars 2009 par Eli

Félix Mendelssohn - Hebriden Ouvertüre
Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
Augustin Dumay

Où est l’intrus(e) ?

Yuri Yankelevitch International Violin Competition

7 mars 2009 par Eli

En ce début mars 2009 a lieu à Omsk (Sibérie) le premier concours Yankelevitch (Yuri Yankelevitch International Violin Competition). Il célèbre le centenaire de la naissance de Yuri Yankelevitch et rend hommage à l’excellence pédagogique de ce grand maître du violon.

Issu de la grande tradition de l’École Russe du violon (Auer), Yankelevitch fonda sa propre école et donna au monde de la musique des artistes des plus prestigieux : parmi ses élèves, on compte Alexander Brussikovsky (organisateur du concours et professeur au Conservatoire de Versailles), Grigori Zhisslin (lauréat du Concours Paganini), Tatiana Gridenko, Vladimir Spivakov, Emmanuel Krivine…

Le programme imposé au concours reprend évidemment les “classics” attendus, mais laisse une place à des oeuvres originales telles les sonates Giovanni Verroccai (1700-1745) ou Luigi    Madonis (1700-1776). On peut d’ailleurs en télécharger les partitions via le site du concours. A remarquer également, l’apparition, aux côtés des indémodables Caprices de Paganini,  de ceux de Pietro Locatelli ou Rodolfo Lipizer.

 

Lecture associée

livre_yankelevitch.pngYankelevitch et l’Ecole Russe du Violon
par Alexandre Brussilovsky

Ce livre permet de perpétuer une infime partie de ce que nous a légué Yuri Yankelevitch: il reproduit sa thèse de doctorat, les souvenirs de ses étudiants, des professeurs, assistants et accompagnateurs qui ont travaillé avec lui. De nombreux pans de son héritage doivent encore être étudiés ou attendent d’être publiés. De nouvelles générations d’artistes apparaissent qui prolongent son enseignement et traduisent dans la vie ses principes, perpétuant de par le monde le merveilleux héritage musical de l’École russe du violon.

 

A méditer…
“Le pédagogue doit partager intimement la vie de ses élèves, pénétrer leur personnalité, leur psychologie, et se développer avec eux.” Yuri Yankelevitch

Plus d’infos
www.concertclassic.com - Naissance d’un concours - Une interview d’Alexandre Brussilovsky
www.yankelevitch-international-competition.com - site du concours
alexandrebrussilovsky.com
- site d’Alexander Brussikovsky

Décès du compositeur Henri Pousseur

6 mars 2009 par Eli

On a appris ce vendredi le décès du compositeur belge Henri Pousseur. Né le 23 juin 1929 à Malmedy, il participa aux recherches sérielles et électroacoustiques aux côtés de compositeurs tels que Boulez, Stockhausen et Bério.

Henri Pousseur est un des musiciens du XXe siècle les plus préoccupés d’élargissement et de renouvellement des connaissances. L’aventure musicale dans laquelle il s’engage tout entier est une aventure intellectuelle qui dépasse le simple domaine de la prospection du son et rejoint par ses préoccupations celle où peuvent être engagés d’autres esprits en d’autres domaines : André Souris en esthétique, Michel Butor dans l’ordre du langage, deux personnalités qui ont beaucoup compté dans sa recherche personnelle. (source : encyclopédie universalis)

 

Au-delà de son activité de compositeur, il fut également un pédagogue  reconnu, entre autres professeur de composition au Conservatoire Royal de Liège (puis Directeur de cet établissement à partir de 1975) et ensuite, initiateur de l’Institut de pédagogie musicale de Paris (dépendant de l’IRCAM).

Henri pousseur a reçu en 2004 le Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros.

 

Henri Pousseur (1929-2009)
La “Chevauchée fantastique”, tirée de son opéra “Votre Faust

En 1967, l’année de Couleurs croisées, pour orchestre, Pousseur acheva une de ses œuvres maîtresses, la fantaisie variable genre opéra Votre Faust (1960-1967), pour soprano, alto, ténor, basse, 5 acteurs, 12 instruments et bande et résultant d’une collaboration avec Michel Butor (création le 15 janvier 1969 à la Piccola Scala de Milan). Cet ouvrage, où le public a la possibilité d’intervenir et d’orienter l’action dans tel ou tel sens, fait du procédé de la citation littéraire et musicale un usage vaste et subtil et donna naissance à plusieurs « œuvres satellites » comme Miroir de votre Faust (1964-65), Portail de votre Faust (1960-1966), Jeu de miroir de votre Faust (1967), Échos de votre Faust (1967), Ombres de votre Faust, Fresques de votre Faust. (source : larousse)

 

Henri Pousseur passa sa jeunesse dans les studios électroniques de Cologne (1954) et Milan (1957), et fonda en 1958 celui de Bruxelles. Pour l’avant-garde musicale des années 1950, composer était mener une « recherche en musique ». C’est sans doute dans cet esprit qu’il fonda en 1970 le Centre de Recherches Musicales de Wallonie. Henri Pousseur est également à l’origine de l’ensemble “Musiques Nouvelles”.

Le Centre de Recherches musicales (CRFMW)

Fondé en 1970 à l’initiative de Henri Pousseur et de Pierre Bartholomée, dirigé par Pascal Decroupet de 1996 à 2001, puis par Marie-Isabelle Collart et Claude Ledoux, et placé depuis novembre 2005 sous la direction conjointe de Marie-Isabelle Collart et de Arne Deforce, le Centre de Recherches et de Formation Musicales de Wallonie (CRFMW) a joué un rôle de pionnier et s’est engagé, dès sa création, dans la réalisation et la diffusion d’œuvres de musique électronique et, tout particulièrement, de musique mixte, tradition spécifique qu’il a développée au cours d’une longue collaboration avec divers ensembles et interprètes. Evoluant en parallèle avec les mutations technologiques, il a toujours offert un outil de pointe et une assistance technique/informatique de qualité, assurée actuellement par Jean-Marc Sullon et Patrick Delges.

Lieu d’expérimentations, d’échanges et de réalisations contemporaines, il accueille des projets mixtes de musiciens de la Communauté Wallonie-Bruxelles, œuvre au développement d’échanges avec des artistes créateurs ou ensembles des autres Communautés du pays et de l’étranger, et participe à de nombreuses activités pédagogiques (classes d’écriture, d’analyse et de musique de chambre du Conservatoire de Liège, Société Belge d’Analyse Musicales).
Au travers de projets propres (Festival des « Images sonores » à Liège, productions aux festivals Ars Musica et « 3 Visages de la musique électroacoustique » et dans d’importantes manifestations étrangères), il soutient la diffusion des créations réalisées dans ses studios, sans négliger pour autant le répertoire.

 

Son langage
La vaste production musicale d’Henri Pousseur aborde pratiquement tous les genres. Certains le voient comme l’héritier spirituel de Webern, d’autres comme un chercheur invétéré, tentant d’opérer un renouvellement du phénomène sonore (techniques et principes de l’aléatoire, combinaison de l’électronique avec les instruments traditionnels, réflexions sur la pensée musicale sérielle dans ses différents états, des premiers développements post-weberniens à l’« œuvre ouverte » et à l’intégration, au sein d’un sérialisme véritablement « généralisé », des idiomes historiques et de la périodicité, etc.).

 

En guise d’hommage

- Le vendredi 13 mars 2009 à 10h
Dans le cadre de VOIE 3, Maison de Festivals, une journée est consacrée aux 80 ans d’Henri Pousseur (Café Musicologique), avec la participation de Pierre Bartholomée (compositeur), Mark Delaere (musicologue) et Philippe Terseleer (interprète).
Flagey, studio 2 (Ars Musica)

- Le dimanche 15 mars à 14h30
Projection du film “Hommage au sauvage : Un portrait d’Henri Pousseur”
Flagey, studio 5 (Ars Musica)

C’est à la Fondation Paul Sacher de Bâle, en Suisse, qu’est entreposé le fond de documentation Pousseur. Un beau matin de l’automne 2005, Henri charge le coffre de sa voiture de caisses de documents. Etrange voyage : il prend la route vers son archive… Une petite équipe de télévision le filme tandis qu’il bavarde de sa vie et sa musique, sans frivolité ni fioritures. Le temps d’un voyage, un homme se révèle en douceur.

- Le jeudi 19 mars
Un hommage au compositeur ouvrira le festival Ars Musica à la Salle Philharmonique de Liège dès 19h.

 

Plus d’infos
www.henripousseur.net
- la biographie détaillée d’Henri Pousseur sur son site
www.wallonie-en-ligne.net - Henri Pousseur vu comme l’un des cent wallons du siècle
brahms.ircam.fr/composers
- dossier consacré à Henri Pousseur sur le site de l’Ircam
www.qwartz.org - article “Henri Pousseur : un rêve éveillé”
www.crfmw.be - site du Centre de Recherches et de Formation Musicales de Wallonie

New look pour le Musée de la Musique

3 mars 2009 par Eli

Abrité à la Cité de la Musique à Paris, le Musée de la Musique fait peau neuve et ouvre de nouveau ses portes à partir de ce 3 mars 2009. Parmi les nouveautés, on citera la création d’un espace dédié au XXe siècle, le doublement de surface de l’espace consacré aux musiques du monde, une muséographie entièrement repensée, la présentation de nouveaux instruments, l’ajout de 40 films documentaires (avec les interventions de Simha Arom, Daniel Barenboïm, Pierre Boulez, William Christie, Pascal Dusapin…), ou encore un parcours sonore enrichi (enregistré principalement sur les instruments des collections). Côté pratique, l’accessibilité est facilitée pour les publics handicapés et le confort de visite a été amélioré (plus d’assises, éclairage renforcé, meilleure lisibilité des cartels…).

 

miniature-violon-stradivarius-le-provigny.jpgViolon « le provigny », Antonio Stradivarius (1716)
© J.-M. Anglès - Cité de la musique

Ce violon, l’un des joyaux du musée, fait partie des 200 pièces venues récemment enrichir la collection d’instruments de musique du musée.
Vraisemblablement apprenti de Nicoló Amati, Stradivari construit différents instruments avant de se consacrer au violon et au violoncelle. Ce modèle date de « la période d’or » de Stradivari qui fixe, entre 1700 et 1720, les proportions des instruments encore utilisées aujourd’hui. Le galbe des voûtes, la beauté du vernis et l’extrême raffinement de la facture confèrent à sa lutherie une élégance et une perfection encore jamais atteintes. Au XIXe siècle en particulier, très convoités, les instruments des maîtres crémonais (Amati, Guarneri et surtout Stradivari) sont copiés ou transformés pour permettre les techniques de jeu contemporaines. Ce violon porte le nom de sa dernière propriétaire, Mme de Provigny, qui, en 1909, légua au musée du Conservatoire les instruments de son père, ancien pair de France et musicien amateur. On recense aujourd’hui quelque cinq cent cinquante instruments issus de l’atelier du maître.

Les collections du Musée se présentent désormais sous la forme d’un parcours chronologique allant du XVIIe au XXe siècle en Occident et d’une traversée des principales cultures musicales du monde. La diversité culturelle, vue sous l’angle de l’échange et de la circulation entre les civilisations, constitue le fil rouge de la découverte d’instruments exceptionnels, de tableaux et de photos, ainsi que de nombreux documents sonores et audiovisuels. Ceux-ci permettent d’entendre des instruments présentés, ou les montrent en situation de jeu (concert, fêtes, rituels…) ; les films diffusés dans le musée font intervenir interprètes, facteurs, historiens ou compositeurs, qui témoignent du lien entre l’histoire des arts ou des idées et l’invention musicale. Le nouveau parcours se décline en quatre espaces consacrés chacun à un siècle d’histoire occidentale et une double salle dédiée aux musiques du monde. (source : www.cite-musique.fr)

 

A ne pas rater dans la période contemporaine : les guitares de Jacques Brel et de Django Reinhardt ou encore « l’E-mu », le synthé modulaire de Franck Zappa.

Informations pratiques
Horaires d’ouverture du musée : du mardi au samedi de 12h à 18h, le dimanche de 10h à 18h.
Tarifs : 8 € (plein) - gratuit pour les moins de 25 ans
Adresse du musée : 221, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris

Plus d’infos
www.cite-musique.fr - site de la Cité de la Musique

Du pernambouc pour votre archet ?

2 mars 2009 par Eli

Sur le site de l’archetière Nelly Poidevin, vous découvrirez un très intéressant parallèle entre les archets anciens qu’elle façonne et l’iconographie de l’époque.

leyster.jpg

< Judith Leyster (1610 - 1660)
Jeune garçon jouant de la flûte

 

Archet à cabochon

archet-renaissance.jpg(agrandir)

 

A partir de ce tableau, N. Poidevin à conçu cet archet à cabochon (fin XVIème - début XVIIème siècle). La baguette est en amourette (bois européen). Son poids  est d’environ 45-50g.

En effet, les archets ont connu une évolution dans leur forme au cours du temps, pour aboutir aujourd’hui à une construction relativement homogène. En ce XXIème siècle, un archet est dorénavant en pernambouc, un bois précieux et exotique, qui pousse au nord-est du Brésil.

Cette pratique a été introduite par François Tourte dès 1775. Malheureusement, le 13 juin 2007, cette essence de bois a été classée Espèce en voie de disparition par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Le nom de bois-brésil lui a été donné en raison de la teinture utilisée dans l’industrie textile, rouge comme la braise, qu’on en extrayait. Le commerce du bois-brésil exporté vers l’Europe a été l’une des premières activités économiques de ce pays. Et c’est cet arbre, très abondant dans certaines contrées littorales, qui a valu au pays son nom de Brésil. Le bois-brésil est l’arbre national du Brésil.
(source : wikipedia)

Etonnamment, Nelly Poidevin n’était pas prédestinée a concevoir des archets anciens. Cette passion, doublée d’un savoir-faire nourri de curiosité et reflexion, est née d’une allergie au pernambouc ! Une reconversion plutôt réussie, puisque les archets anciens n’étaient pas en pernambouc…
Mais peut-être également un oeil averti tourné vers l’avenir : comment concevoir des archets modernes tout en protégeant une espèce en danger… Alternative probante que ce retour à l’utilisation de bois locaux ? A essayer…

En tous cas, l’archetière bouscule la tradition, comme en témoigne cet article paru sur le site letelegramme.com. Elle attire aussi ma curiosité et je tâcherai donc de me souvenir de l’adresse, (18 rue François Luzel) si mon chemin passe par Dinan (22100).

Plus d’infos
www.archets-poidevin.com
- Le site internet de l’archetière Nelly Poidevin (et source des images)

Brahms au menu de la Table d’écoute

1 mars 2009 par Eli

Le Quintette à clavier opus 34 de Johannes Brahms figurait ce jour au programme de la Table d’écoute, de Musiq3 émission produite et animée par Anne Mattheeuws. Daniel Blumenthal, Thérèse-Marie Gilissen et moi-même avons choisi les versions D et Extra 2 parmi une avalanche de parutions récentes (dont deux la même année sous le même label).

Conçu initialement pour quintette à cordes, ce chef d’oeuvre de la musique de chambre est également passé par une version à 2 pianos (Sonate pour deux pianos opus 34b), une suite de métamorphoses qui a aboutià la version définitive pour quatuor à cordes et piano.

En marge de l’émission, l’extrait sonore ci-dessous témoigne d’une démarche originale et assez intéressante (pour oreilles curieuses) : Anssi Karttunen a réalisé une transcription du Quintette pour l’instrumentarium original (quintette à deux violoncelles).  Voilà comment aurait pu sonner cette page dans sa version originale…

Page avec les extraits de Brahms/Karttunen - Quintette pour cordes op. 34c ?

Les versions proposées à laTable d’écoute

brahms-a.jpgbrahms-b.jpgbrahms-c.jpgbrahms-d.jpgbrahms-extra-1.jpgbrahms-extra-2.jpg

Version A
Artemis Quartet & Leif Ove Andsnes, piano
CD Virgin 395143 2
enr. 2006 / par. 2007

Version B
Cuarteto Casals & Claudio Martinez Mehner, piano
2CD Harmonia Mundi 987074.75
enr. 2007 / par. 2008

Version C
Takacs Quartet & Stephen Hough, piano
CD Hyperion CDA67551
enr. & par. 2007

Version D
Arcanto Quartett & Silke Avenhaus, piano
CD Harmonia Mundi 9020000
enr. 2007 / par. 2009

 

Version Extra 1
Emerson String Quartet & Leon Fleisher, piano
2CD Deutsche Grammophon 477 6458
enr. 2006 / par. 2007

Version Extra 2
Guarneri String Quartet & Arthur Rubinstein, piano
CD RCA 09026630672
enr. 1966 / rééd. 2001

< Ecouter le podcasting de l’émission

 

Plus d’infos
tablecoute.blogspot.com - blog de la Table d’écoute
web.me.com/anssivk/Anssi/Brahms.html - Brahms par Karttunen