Histoire de cordes
Cette vidéo ancienne (1985) retrace les débuts de Midori (Midori Goto) avec le Boston Symphony Orchestra.
Improbable, tout comme certainement inoubliable pour cette interprète, le bris de cordes successives dans le cinquième mouvement. Deux cordes de mi écumées en pas moins de … 2 minutes ! Et tout cela sans manquer un seul temps. D’abord, elle s’empare du violon du concertmeister, ensuite de celui de son voisin. De l’avantage de pouvoir s’adapter à tous types d’épaulières…
Leonard Bernstein - Serenade pour violon, cordes, harpe et percussion
Midori, violon - Boston Symphony Orchestra
Tanglewood 1985
Casser une(des) corde(s) en concert est extrêmement rare.
Personnellement, cela ne m’est arrivé qu’une seule fois : le jour de mon récital en quatrième année UM, au Brabants Conservatorium de Tilburg, alors que la salle était surchauffée. C’était dans le Concerto en sol mineur de Max Bruch, troisième mouvement, à la cadence rompue (un signe?) qui précède la dernière page faite d’un succession de cadences parfaites. Malheureusement, je jouais avec piano et donc, il m’a fallu sortir, changer la corde et revenir jouer cette dernière page cadentielle, car terminer une prestation sur une cadence rompue n’est vraiment pas idéal !
Par contre, casser les cordes à la maison, c’est facile : prenez la Sonate pour violon seul de Bela Bartok et vous en exploserez bien un jeu par semaine (à condition de réaliser parfaitement et scrupuleusement tous les pizzicati bartok) !
1 mars 2009 à 4:54
Le pauvre concertmeister et son voisin!
Elle n’avait qu’à pas jouer comme une brute!
Bartok est coutumier du fait: dans beaucoup de ses oeuvres, les cordes sont soumis à la torture…
Mais cette casse de cordes est-elle vraiment si rare? je me souviens d’un concert avec Philippe Koch en soliste: corde cassée 3 fois de suite!
Je ne connaissais pas cette oeuvre de Bernstein.
Très plaisant et intéressant. J’irai le prendre à la médiathèque.