Création du concerto pour violon de Dubugnon
18 décembre 2008 par Eli
Le jeune compositeur franco-suisse Richard Dubugnon (°1968) présente son univers musical à l’occasion de la création par l’Orchestre de Paris de son premier Concerto pour violon les 17 et 18 décembre 2008 (salle Pleyel - Paris).
C’est toujours un exercice périlleux que d’expliquer la genèse d’une œuvre… Et pourquoi faut-il toujours être pionnier pour exister dans le monde de la musique contemporaine ?
Renaud Machart, critique au Monde, ne semble pas avoir apprécié l’œuvre, comme en témoigne son article : Lire l’article
Plus d’infos
richarddubugnon.com - site du compositeur
Posté dans Info/intox
19 décembre 2008 à 1:47
Ses explications sont très claires pour ceux qui n’y connaissent rien en musique, et c’est assez rare.
Les extraits que l’on peut entendre sur son site me plaisent. Un peu post-impressionniste, mais pas seulement: on y sent diverses influences: Ravel, Debussy, Stravinsky, Dutilleux…
Je n’ai pas encore entendu ce concerto, et donc me garderai bien d’y porter le moindre jugement, mais je me méfie de ces critiques qui sont systématiquement négatives, sous prétexte que les oeuvres jugées ne sont pas assez “révolutionnaires” ou originales…
19 décembre 2008 à 10:34
Oui, tout à fait d’accord, je ne l’ai pas entendu non plus. Un enregistrement viendra certainement d’ici peu… ?
Concernant la critique, plusieurs possibilités sont à envisager :
1) il s’agit d’un chef d’oeuvre, et alors il n’est pas rare que la création suscite l’incompréhension ou provoque un scandale. 2) les interprètes n’ont as mis l’œuvre en valeur. 3) le critique a raison.
En tous cas, c’est plutôt gênant une telle critique parue dans le Monde….
19 décembre 2008 à 12:45
Cette pièce peut aussi ne pas être un chef-d’oeuvre tout en étant malgré tout très belle et très intéressante…
20 décembre 2008 à 11:20
“Connaissez-vous une rue qui porte le nom d’un critique?”
(Johannes BRAHMS)
à méditer…
…citation trouvée dans le livre-répertoire de Michel Savignac “PENSEES DE MUSICIENS”, (éditions Louise Courteau, 1988).
21 décembre 2008 à 12:59
Rue Robert Schumann,
qui d’ailleurs disait à peu près ceci de Brahms :
Il est venu cet élu, au berceau duquel les grâces et les héros semblent avoir veillé. Son nom est Johannes Brahms, il vient de Hambourg… Dès qu’il s’assoit au piano, il nous entraîne en de merveilleuses régions, nous faisant pénétrer avec lui dans le monde de l’Idéal. Son jeu, empreint de génie changeait le piano en un orchestre de voix douloureuses et triomphantes. C’étaient des sonates où perçait la symphonie, des lieder dont la poésie se révélait, des pièces pour piano, unissant un caractère démoniaque à la forme la plus séduisante, puis des sonates pour piano et violon, des quatuors pour instruments à cordes et chacune de ces créations, si différente l’une de l’autre qu’elles paraissaient s’échapper d’autant de sources différentes… Quand il inclinera sa baguette magique vers de grandes œuvres, quand l’orchestre et les chœurs lui prêteront leurs puissantes voix, plus d’un secret du monde de l’Idéal nous sera révélé…
22 décembre 2008 à 10:10
Bel éloge…
Oui, Schumann était aussi critique, on l’oublie souvent…