Nigel Kennedy, un violoniste à plusieurs casquettes
Né le 28 décembre 1956, le violoniste britannique Nigel Kennedy est très tôt remarqué par Yehudi Menuhin, qui finance ses études dans son école. Le parcours de Kennedy passera également par la Julliard School de New York (Dorothy DeLay). Enfin, multe récompenses courronnent la carrière de ce talentueux musicien.
Ralph Vaughan Williams (1872 6 1958) - The Lark Ascending (extrait audio)
Nigel Kennedy, violon
Birmingham Symphony Orchestra - direction Simon Rattle
Quelle magnifique interprétation d’une œuvre injustement peu jouée ! Encore l’un des joyaux de notre patrimoine deuviolon à épingler. Et pourtant, le répertoire classique ne suffit semble-t-il pas à combler l’énorme appétit musical de Kennedy. Dès lors, d’autres “styles” musicaux seront (brillamment) visités par l’artiste, qui se plaira tour à tour à composer, improviser… Cela n’est certes pas du goût de tous!
Le voici donc dans un tout autre registre…
Nigel Kennedy, violon
The Kroke Band
Extraits de “East Meets West”
Enfin, impossible de passer sous silence le portrait de l’artiste, diffusé sur France 2.
Portrait de Nigel Kennedy sur France 2
Reportage : A. Mostefa, B. Le Dref, R. Connelly, B. Biles, J. Olivieri
Plus d’infos
wikipedia.org - un bel article sur l’encyclopédie libre Wikipedia
nigelkennedy.com - le site réalisé par ses fans (non officiel)
10 décembre 2008 à 0:14
Cela fait un bout de temps que je n’ai plus entendu parler de lui. Je me demande si son parcours atypique ne lui a pas joué des tours. Son look branché, entre autre, n’a sans doute pas plu dans le milieu classique, tout comme ses incursions dans les autres genres. Quoiqu’il en soit, voilà un musicien génial, capable de tout jouer! Mais ces rares musiciens polyvalents finissent souvent par dérouter les auditeurs de chaque genre, et d’être mal considérés aussi bien dans un style que dans l’autre, car on estime qu’ils n’appartiennent à aucun…
Pourtant, quand on écoute ce “Lark ascending”, on ne peut être que séduit par la poésie et la rêverie de son interprétation, différente que celle de ses collègues, car plus lente ici, moins romantique, peut-être en partie parce que Kennedy est britannique comme Vaughan Williams…
Cette pièce très modale du fameux compositeur- dont on célèbre les 50 ans du décès- n’est pas si peu jouée que cela. Je l’entends de temps à autre sur les ondes.
Mais si elle est peu jouée, c’est peut-être aussi parce que son caractère rêveur ne se prête pas à la virtuosité et c’est actuellement une tare pour pas mal de violonistes en vue…
10 décembre 2008 à 20:44
Grand violoniste international que Nigel Kennedy, à coup sûr. Et dont on n’entend plus énormément parler.
Lel a raison : son look a dû jouer contre lui. Pourquoi l’avoir adopté? Il faudrait le lui demander! En fait, question look, je ne vois pas en quoi consiste ni où se situe le “plus”, la valeur ajoutée, qu’il y a(aurait) à envoyer les “codes” à la poubelle…
Par ailleurs, la polyvalence est aussi à double tranchant, en effet. Guère étonnant que Nigel Kennedy collabore avec Simon Rattle, chef talentueux s’il en est, mais partageant cette même caractéristique - peut-être un peu moins.
Dans la musique britannique toujours, la version de Kennedy du concerto pour violon op.61 d’Elgar est très enlevée. On se souviendra aussi de sa version véhémente des Quatre Saisons : aussi ébouriffée que sa coiffure…
En tous les cas, peu consensuel, le gaillard.
14 décembre 2008 à 16:00
C’est justement par sa tenue vestimentaire plus, disons “in”, qu’il a tenté d’attirer un plus jeune public à ses concerts, et ça a marché dans une certaine mesure, mais pas très longtemps. Il a voulu mettre ces vieux codes un peu poussiéreux au rébus, ce qui n’est à mon avis pas une mauvaise chose, surtout quand on sait que c’est en (petite) partie cet aspect un peu rébarbatif et coincé qui empêche le grand public de venir au concert classique.