Avis aux voleurs

30 novembre 2008 par Eli

Bien moins anodins que les vols d’écrans plats, voitures et autres objets de la vie quotidienne, les vols d’instruments de musique revêtent toujours pour moi un côté douloureux. En effet, l’instrumentiste noue avec “son” instrument une histoire personnelle profonde et intime qui ne pourrait être remplacée par rien au monde. Chaque instrument est unique, peu importe sa valeur matérielle, il est irremplaçable d’un point de vue humain. Aussi, le recel de tels instruments tend à devenir compliqué, étant donné l’unicité des exemplaires (qui les rend facilement reconnaissables).

Donc, chers voleurs, préférez les écrans plats, dont les victimes seront dédommagées par les assurances à hauteur de leur valeur réelle, car je crois que personne encore n’est tombé sous le charme de son écran plat ! Mais laissez aux violonistes leurs violons, épargnez leur la souffrance de la perte d’un être cher…

Voici le dernier message m’étant parvenu …

de Anne Germanique, 13 rue des terreaux à 38110 Cessieu
0474332495 - anne@germanique.com

 

VIOLONS VOLES!

Bonjour,
Nous avons été cambriolés ce soir mercredi 26 /11/2008.
Mon coeur est déchiré.

Nos 2 violons ont été volés.

- Un Lucien Schmitt de 1958 n°174 de la série “mieulx ne scay”
Il a un fond en érable en une seule partie.
Archet Augagneur Bergeron garniture imitation lézard.
Etui american case gris intérieur bordeaux, sac en tissu cachemire.

- Un Stainer avec un archet peccatte.
Etui beige intérieur or.

- Un archet Bernadel cassé à la pointe, un archet Morizot, une baguette Tourte un archet d’étude baguette octogonale.

Pouvez vous afficher ce message auprès de vos musiciens.
Merci de votre aide et de faire passer le message à toutes vos connaissances.
En cas d’identification, prévenir la gendarmerie.

Anne et Christophe Germanique

Le casque anti-bruit

28 novembre 2008 par Eli

Tous écoutent de la musique partout (au format certes compressé mp3). Mais la question qui s’impose : qu’entend-on dans de telles conditions d’écoute ? Alors, peut-être une ébauche de solution :  des casques semble-t-il “révolutionnaires”. A noter qu’à l’heure actuelle, ces casques audio anti-bruit restent assez encombrants…

casque.jpgÉcouter de la musique dans les transports en communs, dans la rue ou tout simplement chez soi peut parfois être compliqué, à cause des nuisances sonores environnantes. Que ce soient les discussions qui se tiennent à côté de vous, des travaux ou encore le son insupportable du train, vous ne profitez pas toujours au maximum de votre musique.

Les casques à réduction de bruit sont dotés d’un système ingénieux à base de micros qui analysent le bruit extérieur. Ils insèrent ensuite un son de phase opposée qui permet d’annuler le premier.

La technologie anti-bruit ne fait pas tout. Pour séduire, un casque doit proposer une bonne qualité sonore et du confort.

Source
bestofmicro.com - site présentant un comparatif de10 casques anti-bruit

Kremer/Maisky ou Oistrakh/Rostro dans le Double de Brahms ?

27 novembre 2008 par Eli

Johannes Brahms (1833 - 1897) a écrit ce “double” concerto pour violon, violoncelle et orchestre en 1887, alors qu’il avait initialement l’intention d’écrire un concerto pour violoncelle pour son ami Robert Hausmann.  La petite histoire veut que la partie de violon soit dédiée à son ami de longue date, le violoniste Joseph Joachim, avec lequel il s’était accroché à l’occasion de son divorce (il avait pris la défense de son ex-femme). Voici donc comment Brahms détourne cette oeuvre dans un but de réconciliation.

Johannes Brahms - Double Concerto pour violon et violoncelle op. 102
(troisième mouvement : Vivace non troppo)
Gidon Kremer, violon - Mischa Maisky, violoncelle
Leonard Bernstein, direction - Wiener Philharmoniker

 

Johannes Brahms - Double Concerto pour violon et violoncelle op. 102
(troisième mouvement : Vivace non troppo)
David Oistrakh, violon - Mstislav Rostropovich, violoncelle
Kirill Kondrashin, direction - Moscow Philharmonic

Violon à l’égyptienne

26 novembre 2008 par Eli

Les compositions instrumentales d’Abdo Dagher ont été inspirées par des hymnes religieux et des chants coraniques. La plupart de ses oeuvres ont d’ailleurs largement été influencées par la musique religieuse exécutée par les ordres soufis entendus dans son enfance.

Abdo Dagher, violon

Abdo Dagher est né à Damiette, en Égypte, en 1936.
Il apprend à jouer du oud (luth arabe) en autodidacte dès l’âge de sept ans. Lors d’un concert donné par un grand soliste (éventuellement David Oistrakh), il est charmé par le violon. Il a alors dix ans. Il quitte la maison à l’âge de treize ans et gagne sa vie en travaillant comme musicien. Il déménage au Caire à ses dix-huit ans. et travaille dans un magasin de construction et fabrication d’instruments de musique.
Comme sa virtuosité est bientôt reconnue, il est invité comme membre de célèbres  orchestres arabes (comme celui d’Um Kulthum, chanteur le plus connu en Egypte et dans le monde arabe au 20e siècle). Dans les années 1960, il contribue à la création de “La Troupe de musique arabe”. Ce n’est qu’à partir de l’année 1992 qu’il commence à présenter ses compositions en concert en dehors d’Égypte (dont en Allemagne, Autriche, Suisse, Pays-Bas, France, Italie, Bulgarie et au Qatar). D’autre part, lors d’ateliers, il joue du violon arabe et assure la formation des musiciens à l’étranger.
Connu sous le nom de Malik A-Taqasim (maître de l’improvisation), Abdo Dagher a une riche répertoire musical. Cependant, il ne sait ni lire, ni écrire la musique. Il a enregistré avec les deux plus célèbres musiciens égyptiens du 20e siècle, Kulthum Um et Mohammed Abdel-Wahab.
Suite à une interview à la radio où il lançait l’idée de fonder une firqa (Ensemble de musique arabe) pour relancer le patrimoine musical arabe, il reçoit un financement du Ministère égyptien de la Culture.

Source
internationalopus.com - International Opus, musical diversity for a new millenium

Le point G du violon

24 novembre 2008 par Eli

Ce matin, je me suis rendue chez mon luthier, André Theunis. Et comme toujours, ce moment privilégié se révéla être riche en enseignements. Et parmi ceux-ci, l’hypothèse qu’il émet concernant le point “G” du violon (G comme Guarnerius, ou Gravité, ou encore comme sons Graves).

Une pyramide surgie du désert ? Il faut essayer les choses pour les comprendre… C’est donc ce qu’il a fait ! Et j’ai pu admirer l’instrument qui illustre, documente et étudie ce phénomène.

A lire pour comprendre : l’article du luthier André Theunis concernant le point ” G ” du violon, paru sur son site “http://www.violons.eu“.

point-g.jpg

Schéma du point G du violon ?

 

1_euro_italy.jpgSource
violons.eu - site du luthier André Theunis

A revisiter
L’homme de Vitruve ou Étude de proportions du corps humain selon Vitruve, croquis réalisé par Léonard de Vinci aux alentours de 1492

Une belle brochette pour Chosta

23 novembre 2008 par Eli

Cinq tout grands musiciens réunis au Festival de Verbier (2008) pour une interprétation qui ne manque pas de tonicité, d’énergie. Ces interprètes sont clairement déchaînés…

Dmitri Shostakovich - Quintette à clavier
Joshua Bell (violon), Henning Kraggerud (violon),
Yuri Bashmet (alto), Mischa Maisky (violoncelle)
et Martha Argerich (piano)

Des biolons ? une jolie farfelutherie

22 novembre 2008 par Eli

Les biolons ne sont pas, comme on pourrait le penser au premier abord, des violons dégradables, recyclables ou d’éco-consommation. Ils s’agit plutôt de violons bidons à 2 cordes ou plus !

 biolon2.jpgbiolon3.jpgbiolon4.jpgbiolon5.jpg

Ci-dessus, quelques modèles plus évolués…
Le biolon est au départ un violon-bidon à deux cordes : caisse de résonance en boite métallique, manche en PVC, archet en PVC et fil de nylon. Et ça marche !

 

biolon1.jpgSources
lamaisonduviolon.com - site de la maison du violon

On y trouve un peu de tout : une Salle d’Expositions, un Labo d’Ethnomusicologie, un Atelier de Lutherie, une Bibliothèque, une Salle de Spectacle, une Salle de Formation …

Bonne visite sur ce site !

100 violons tziganes

21 novembre 2008 par Eli

Cent. Ils sont cent. Des violons, des violons par bouquets, mais aussi des violoncelles, des contrebasses, des altos, des cymbalums, des instruments à vent.
Cent, ils sont cent tous unis pour porter jusqu’à nous les accents entraînants et déchirants d’une bouleversante tradition, celle des tziganes et d’un art d’interprétation qui n’appartient qu’à eux.

La constitution de cette formation pas comme les autres, qui porte aux quatre coins du monde l’énergie d’un peuple qui a choisi cette langue universelle qu’est la musique, ressemble à une légende.

Live in Istanbul - Turkey, Yiddishe Mamma (Traditional)
Enregistré à Tim Maslak Show Center en décembre 2007 (Erler Film)

Aussi, voici un très bel article consacré au ” violon tzigane ” et les Roumains au violon : À propos de quelques stéréotypes sur les “gens du voyage”

Plus d’infos
100violins.com - site des 100 violons

Un pupitre Jacques Authié

20 novembre 2008 par Eli

pupitre1.gifpupitre3.gifpupitre-2.gifImaginé et fabriqué dans les Pyrénées par un musicien pour les musiciens, ce pupitre Estien allie élégance, ingéniosité, noblesse des materiaux et maniabilité.Le plateau en lamelles d’hêtre massif est articulé et fait office d’emballage élégant et esthétique dès que vous avez besoin de transporter votre pupitre. Il s’oriente et s’incline à souhait pour s’adapter parfaitement à l’angle de lecture de vos partitions. L’aluminium anodisé confère à la colonne télescopique la solidité et la légèreté requise. Le piètement, également en hêtre massif, s’ouvre largement pour assurer une grande stabilité à l’ensemble, quel que soit le poids qu’il supporte.

Dimensions du plateau : largeur 46.5 cm ; hauteur : 34 cm ; profondeur : 5 cm ; plié : 12 cm de diamètre ; hauteur maximale du pupitre: 140 cm (base du plateau) ; hauteur minimale : 45 cm ( base du plateau) ; poids : 1,6 kg ; finition bois : vernis satiné.

 

pupitre5.gif< Pupitre J. Authié

Plus d’infos
ac-toulouse.fr - un très bel article sur le “concepteur de pupitres” Jacques Authié


Source

mareil-lutherie.com - coup de coeur d’un vendeur

Décès de Serge Nigg (1924 - 2008)

19 novembre 2008 par Eli

Mercredi passé, le 12 novembre 2008, décédait le compositeur français Serge Nigg.

nigg.jpgAprès Mauricio Kagel et Aurèle Stroë, c’est un représentant de plus de cette génération de créateurs qui ont révolutionné l’après-guerre qui s’en va en cette fin d’année 2008.

Né le 6 juin 1924, entré au Conservatoire de Paris à 17 ans entre autre chez Olivier Messiaen, il suit les cours privés de René Leibowitz à partir de 1945. Convaincu par le sérialisme à ses débuts, il écrit ce qui est considéré comme la première œuvre française relevant de cette esthétique : les Variations pour piano et dix instruments. Mais il s’éloigne rapidement de cette pensée dans des pièces reflétant l’ » esprit français » d’équilibre de la forme, de culture du son et d’exigence. Son œuvre, plusieurs fois primée, essentiellement dévolue au répertoire symphonique et à la musique de chambre, ne s’est jamais réellement imposée.

Parallèlement à ses activités de compositeur, Serge Nigg a siégé au Comité de musique de la radiodiffusion française en 1956, puis a été appelé par Marcel Landowski en 1967 comme Inspecteur des théâtres lyriques français, lors de la réorganisation de la vie musicale de l’Hexagone. En 1978 il succède à Olivier Messiaen comme professeur de composition au CNSMD de Paris, suivi en 1982 de l’ouverture de la classe d’instrumentation et d’orchestration.

1989 voit son élection à la chaire de composition musicale de l’Académie des Beaux-Arts, sur le siège d’Emmanuel Bondeville. Il a été en 1995 président de cette Académie, puis en 1996 Président de l’Institut de France.

Un article signé Maxime Kaprielian pour resmusica

 

Serge Nigg était né le 6 juin 1924 et avait été décoré de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le Prix Italia (Venise 1958), le Grand Prix de la Communauté Radiophonique des Programmes de Langue Française (Montréal 0963), le Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1974), le Grand Prix de la SACEM pour l’ensemble de son œuvre (1978), le Prix Florence Gould (1976 et 1983), le Prix René Dumesnil (1987) et le Prix de la Meilleure Création Contemporaine SACEM (1991) .

Plus d’infos
mnl-paris.com
- dossier consacré au compositeur Serge Nigg, avec entre autres un extrait musical de sa Sonate pour violon et piano (logiciel real obligatoire pour l’écouter)

Source
resmusica.com

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