l’absente, fidélité
j’irai ton coeur
les cœurs
j’irai ta chair
la chair
dans l’oubli
de mon cœur
sans plus rien
de mes chairs
j’irai ton coeur
les cœurs
j’irai ta chair
la chair
dans l’oubli
de mon cœur
sans plus rien
de mes chairs
je vais vos rêves
où je ne suis pas
et vous rêvez
à travers moi
et tous vos rêves
deviennent chair
vous m’oubliez
devenus chair
et je m’en vais
la solitude
d’un rêve
trop vaste
pour mes chairs
il est seul, trop mal
trop mal pour être seul
et il partage, seul
ce qu’ils tentent
ensemble
ce mal
et être seul
qu’est-elle,
la souffrance
quand elle n’est que souffrance
un manque
qu’on se doit chair
quelques mots
une douleur
qu’est-elle,
la souffrance
sans rien
qui lui vienne chair ?
je m’en vais
le désert
ce qui me reste
cœur
grain de sable
grain de sable
je les compte
un à un
comme d’autres
les étoiles
de les compter
je rêve
où ne sais plus rêver
ces grains
agglomérés
m’accorderont
un cœur
un cœur
qui m’échappe
qui m’échappe
grains de sable
de sable…
entre mes mains
il y a la solitude, haute
celle qui nous es le cœur
même au plein d’un désert
et l’autre solitude
celle qui nous est désert
où l’on s’ignore cœur
où es-tu ?
où mon cœur
qui me recouvre
désert
noël
le sans abri
un repas
et un toit
et demain
dans la rue
croisé
on t’oubliera
j’irai Noël au napalm
et les sourires dans la rue
j’irai couteau les prolonger
jusqu’à ce qu’ils inondent l’année
et dans l’église, la nuit heureuse
j’irai faucher le nouveau né
avant, baveux, tous vos baisers
j’irai Noël au napalm
votre noël, j’irai vos âmes
où elles se cachent, les violer
ici-bas
je ne suis
qu’un seuil
où l’oubli
mais je n’oublie rien
la chaleur
de vos mains
je ne peux pas
oublier
notre premier
baiser
ici-bas
où la vie
me prive
de ma vie
la solitude est blanche
est blanche
aveuglante
aveuglante
et froide
qui éclaire
dedans
loin dedans
aveuglante