le poème du jour

l’absente, fidélité

30 décembre 2008 par poemedujour

j’irai ton coeur
les cœurs

j’irai ta chair
la chair

dans l’oubli
de mon cœur

sans plus rien
de mes chairs

le « catalyseur »

29 décembre 2008 par poemedujour

je vais vos rêves
où je ne suis pas

et vous rêvez
à travers moi

et tous vos rêves
deviennent chair

vous m’oubliez
devenus chair

et je m’en vais
la solitude

d’un rêve
trop vaste
pour mes chairs

les illusions vivantes

28 décembre 2008 par poemedujour

il est seul, trop mal
trop mal pour être seul

et il partage, seul
ce qu’ils tentent
ensemble
ce mal
et être seul

la souffrance

27 décembre 2008 par poemedujour

qu’est-elle,
la souffrance

quand elle n’est que souffrance

un manque
qu’on se doit chair

quelques mots
une douleur

qu’est-elle,
la souffrance
sans rien
qui lui vienne chair ?

l’absente

26 décembre 2008 par poemedujour

je m’en vais
le désert
ce qui me reste
cœur

grain de sable
grain de sable

je les compte
un à un

comme d’autres
les étoiles

de les compter
je rêve

où ne sais plus rêver

ces grains
agglomérés

m’accorderont
un cœur

un cœur
qui m’échappe

qui m’échappe
grains de sable

de sable…
entre mes mains

nos solitudes

25 décembre 2008 par poemedujour

il y a la solitude, haute

celle qui nous es le cœur
même au plein d’un désert

et l’autre solitude

celle qui nous est désert
où l’on s’ignore cœur

où es-tu ?
où mon cœur
qui me recouvre
désert

noël

24 décembre 2008 par poemedujour

noël
le sans abri

un repas
et un toit

et demain
dans la rue

croisé
on t’oubliera

noël

23 décembre 2008 par poemedujour

j’irai Noël au napalm

et les sourires dans la rue
j’irai couteau les prolonger
jusqu’à ce qu’ils inondent l’année

et dans l’église, la nuit heureuse
j’irai faucher le nouveau né
avant, baveux, tous vos baisers

j’irai Noël au napalm
votre noël, j’irai vos âmes
où elles se cachent, les violer

impersonnel

22 décembre 2008 par poemedujour

ici-bas
je ne suis
qu’un seuil
où l’oubli

mais je n’oublie rien
la chaleur
de vos mains

je ne peux pas
oublier
notre premier
baiser

ici-bas
où la vie
me prive
de ma vie

la solitude est blanche

21 décembre 2008 par poemedujour

la solitude est blanche

est blanche
aveuglante

aveuglante
et froide

qui éclaire
dedans

loin dedans

aveuglante