le poème du jour

PROFITEZ ! PROFITEZ !

7 janvier 2009 par poemedujour

PROFITEZ ! PROFITEZ !

Derniers jours d’ouverture.
Après-demain, je ferme.
Enfin, pas tout à fait
Vous pourrez visiter ce blog les anciens textes.
Mais pour quelques semaines,
plus rien n’y sera neuf.

Je me vais quelque monde un monde qui m’échappe
Où me laisser les pieds le coeur le regard à cela de nos chairs qui m’appelle désert

PROFITEZ ! PROFITEZ !

Il y a ici du beau.
Entrez, et servez-vous.
Offrez autour de vous.

Et plus vous offrirez.
Les mots.
Plus que les mots ce que vous en vivrez.

Vous les verrez,
ces mots,
sourires, même des rires
des larmes, quelque fois, mais des larmes de joie.

contempler

7 janvier 2009 par poemedujour

au-dedans je ne sais

ni devant
ni derrière

au dedans je ne sais
dedans
que le dedans

le dedans que je vais

et devant
et derrière

dans le même mouvement

le mouvement immobile
qui me déploie de chair
où se déploie le monde

qui se déploie
dedans

au-dedans
le silence

contempler

6 janvier 2009 par poemedujour

au-dedans je ne sais
ni le haut
ni le bas

ni devant
ni derrière

ni la gauche
ni la droite

au dedans je ne sais
dedans
que le dedans

inondations

5 janvier 2009 par poemedujour

le monde nous déborde
et nous nous inventons
des digues,
un dedans

ce monde qui nous déborde
d’abord,
du dedans

exil

4 janvier 2009 par poemedujour

à peine né
laissé corps
séparé

à peine né
brisé
le lien
qui l’était corps
le corps du monde

à peine né
l’exil

que tempère
exacerbe

la tendresse d’une mère

à peine né
le monde
à distance
du monde

qu’il devra conquérir
pas le monde !
la distance

la conquérir
haute

pour qu’existe
lui
le monde

idéalogie

3 janvier 2009 par poemedujour

où l’ensemble
désassemble

écarte du soleil le soleil lui-même

mes voeux

2 janvier 2009 par poemedujour

Une nouvelle année ?
Et oui.
Cette chose curieuse, on change un seul chiffre,
sur le cadran d’une montre une aiguille, sans broncher, poursuit le monotone de ce qu’elle est du temps.
Mais entre nous, tellement.
D’espoir, d’humanité.
Et de cela en nous qui nous devient humain ce qui est plus qu’un homme.
Une nouvelle année.
Puisse-t-elle durer l’entier de cette année.

luc-andré

Madame

2 janvier 2009 par poemedujour

il se pourrait peut être
un jour
un jour peut être

en ouvrant ma fenêtre
il se pourrait
peut être

cette fenêtre
peut être
c’est vous qui l’ouvriez

solitude

1 janvier 2009 par poemedujour

berge plage ce monde
tout est seul ce monde
me va seul m’inonde

soir d’été la plage
sans rien votre visage
j’y perds mon visage

berge plage m’inonde
visage berge monde
où me va seul monde

le nouveau né

31 décembre 2008 par poemedujour

à peine né
la mort

dans le regard des parents
dans ce corps qui commence à vivre
dans ce monde déjà à distance

à peine né
la mort

et dans la mort ce qui nous vit

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