le poème du jour

l’écriture nomade

31 octobre 2008 par poemedujour

marcher
se taire
s’écrit
la chair
ce qui
nous marche
où rien
de terre

sans titre

30 octobre 2008 par poemedujour

la page qui écrit
le monde et qui contemple
l’amour et l’aimer

entre
le chemin fragile

 

entre joie

 

et exil

l’inconnu

29 octobre 2008 par poemedujour

nous nous tentons ce monde
ce monde qui nous tente

et     entre nous
le monde

cela
que rien ne tente

cela qui nous est monde où plus rien ne nous hante

Antonio Porchia

28 octobre 2008 par poemedujour

“Ca sent la neige.” Mon grand-papa Emile disait “j’ai froid dans les os”; et la neige venait. Comme vient au travers de nos os ce qui nous est étoiles, qui à travers le sang, à travers le cœur nous habille de chair.

Ce matin, un court instant, la pluie s’est transformée en flocons.

Je me souviens de mon émerveillement tout môme, à ma première neige. La regardant, j’étais certain comme on peut l’être marmot que la nuit suivante, il n’y aurait plus aucune étoile au ciel. Vous devinez ma surprise !

L’infini à portée du regard, de ce regard qui pleure beau, de ce regard qui pleure cœur.

Et quelques larmes, d’eau et de sel, dans cette neige qui nous en-ciel.

* * *

Ton sang est feu, et il neige dans tes yeux.

Tu sangre es fuego y en tus ojos nieva.

Antonio Porchia – Voix abandonnées

* * *

à Antonio Porchia

 

dans ses yeux
des flocons
et de neige d’étoiles

dans ses yeux
tout le feu
qu’il neige dans nos étoiles

Tu sangre es fuego

en sus ojos
copos
y nieve de estrellas

en sus ojos
todo el fuego
que neva en nuestras estrellas

Luc-André Rey
traduction de Daniel González Dueñas

Je vous souhaite à tous beaucoup d’étoiles, beaucoup de feu !

Luc-André

www.antonio-porchia.net

exigence

27 octobre 2008 par poemedujour

une flamme,
dont on ne sait l’éclat

et de se la tenter cette flamme nous aveugle
trace mondes ses chemins qui ne sont que cette flamme

que nous savons marcher malgré nous aveuglés

coup de coeur

26 octobre 2008 par poemedujour

au tout premier regard
tous nos temps disparaissent

au tout premier regard

et ces temps disparus
il suffit d’un regard
d’un regard oublié
aussitôt nous transpercent

et un doute,
au regard
au tout premier regard

sans âge

25 octobre 2008 par poemedujour

aimer est d’un autre âge
d’un âge où nous savions d’un haut fond d’innocence

l’ardeur
la légèreté

une simple caresse
un sourire commun

aimer est d’un autre âge

d’un âge où nous osons
ce monde

notre tendresse

nos mères

24 octobre 2008 par poemedujour

une seule nous met au monde
nous porte dans son corps
nous offre de sa chair
la première de nos mères

et tant nous sont au monde
qu’on se tente cette mère

cette mère,
la seule
qui saura, notre monde
notre âme
l’oser chair


- l’inspiratrice -

notre coeur

23 octobre 2008 par poemedujour

entre terre et soleil
le cœur est vagabond

il est
ce papillon
l’abeille
l’épervier

les trois
dans le même temps

et les trois,
différents

les chemins d’aimer

22 octobre 2008 par poemedujour

j’ai lu
j’ai oublié
j’ai essayé
perdu

tenté
de retrouver
quelques traces
ces chemins

de ces chemins
d’aimer
d’avant

ce chemin

où je dois réapprendre
d’elle,
le chemin d’aimer

« Previous Entries