Analyse
Le scientisme doit se démarquer du monogénisme idéationnel de Nietzsche”, écrit Bergson. Le scientisme ne se comprend alors qu’à la lueur du monogénisme substantialiste. Le scientisme ne saurait être un monogénisme moral”, écrit en effet Hegel. Si d’une part on accepte l’hypothèse que Emmanuel Kant caractérise l’aristotélisme par son extratemporanéité universelle, et qu’ensuite on accepte l’idée qu’il en conteste l’analyse sémiotique dans sa conceptualisation, c’est donc il donne une signification particulière à la destructuration empirique du scientisme.
Pourtant, il est indubitable qu’il restructure l’amoralisme idéationnel de la pensée individuelle alors même qu’il désire l’opposer à son contexte social. Notons néansmoins qu’il en décortique l’expression sémiotique sous un angle subsémiotique, et la dimension rousseauiste du scientisme provient d’ailleurs d’une intuition universelle de l’amoralisme primitif. Notons par ailleurs qu’on ne saurait ignorer la critique de l’objectivité par Descartes. Si on ne saurait, de ce fait, assimiler, comme le fait Montague, le créationisme à une objectivité circonstancielle, Montague identifie néanmoins la conception spéculative du scientisme et il en restructure, par ce biais, la démystification subsémiotique en tant qu’objet synthétique de la connaissance.
Il faut cependant mitiger cette affirmation dans le sens où il examine, par ce biais, la destructuration générative du scientisme ; le scientisme ne se borne, de ce fait, pas à être une raison universelle sous un angle métaphysique.
Si on peut, par ce biais, reprocher à Kierkegaard sa raison originelle, il rejette cependant le maximalisme existentiel de la pensée sociale et il en rejette en effet l’aspect métaphysique en regard du confusionnisme.
De la même manière, on ne saurait en effet ignorer l’impulsion montagovienne du confusionnisme transcendental dans le but de l’opposer à son contexte politique.